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Très remonté par les agissements de certains jeunes qui ont perturbé à Paoubigrofla, l’installation du nouveau chef de canton, le week-end dernier,  Djè Bi Djè Robert, président du collectif des chefs traditionnels du département de Zuenoula, a appelé certains cadres qui manipulent la jeunesse, à mettre fin à leurs pratiques qui n’honorent pas le département. Dans son appel à la classe politique, le  président des 145 chefs traditionnels du département de Zuenoula, a exigé le départ du Préfet de Zuénoula. «  J’appelle certains de nos  cadres qui pour atteindre leurs objectifs, manipulent tristement  la jeunesse de notre département pour des miettes. Ça ne fait pas honneur à Zuenoula. La politique, ce n’est pas diviser pour régner. Les jeunes sont la relève de demain. Trop c’est trop. Que cela cesse », a-t-il décrié. A  l’endroit du corps préfectoral, le garant des us et coutumes a exprimé son ras-le bol dans la délivrance des arrêtés de nomination. « Nous sommes très remontés, nous les chefs des 145 villages contre le corps préfectoral. Avec à sa tête, le préfet Niamké Basile. Nous avons la moitié des chefs de notre collectif qui exercent sans arrêté de nomination. Quand on aborde le  problème, l’autorité  nous ramène à notre copie. Le Préfet ne nous rend pas la tâche facile. Pour que la paix soit définitivement installée ici à Zuenoula, il faut mettre fin à ce désordre administratif. Dans  les jours à venir nous allons projeter une marche sur la préfecture. Nous avons écrit au ministère de l’Intérieur, écrit également au directoire de la chambre des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire mais toujours pas de suite. Nous souhaitons tous que cette situation soit réglée pour le bonheur de tous. »



Propos recueillis par EK