Côte d'Ivoire / Attentat manqué contre Soro : Pourquoi la cérémonie de commémoration a été délocalisée à Bingerville
La cérémonie de commémoration des 10 ans de l’attaque contre le Fokker 100 qui transportait le Premier ministre d’alors ne se fera pas à Bouaké comme régulièrement prévue. Cette année, c’est la commune de Bingerville qui a été choisie pour le 10ème anniversaire, ce jeudi.
Malheureusement cette délocalisation a donné lieu à la polémique. Certaines langues soutiennent que ce changement de lieu serait du à une interdiction des autorités administratives de Bouaké, ville où les membres de l’Amicale Fokker 10 avaient l’habitude de commémorer cet événement.
Pour le président de l’amicale, Siratigui Konaté qui a démenti chez un confrère cette version faisant état de l’interdiction de la manifestation par les autorités administratives, celles-ci auraient plutôt donné leur approbation.
« Tout d’abord je voudrais vous dire qu’il n’y a pas eu d’interdiction de cette cérémonie par les autorités politiques et administrative comme on tente de le faire croire. Elles ont tous donné leur approbation », a précisé d’entrée Siratigui Konaté. Pour la délocalisation de la cérémonie à Bingerville, il peut expliquer.
« L’objectif majeur de cette commémoration cette année était pour planter des arbres. Nous avons prévu de faire la cérémonie aux alentours du stade de la Paix de Bouaké. Mais on a pu avoir les plants à temps. Donc avec notre partenaire de l’OIPR qui nous avait déjà proposé un espace à Bingerville, nous avons convenu de délocaliser la cérémonie. Mais néanmoins comme les plants d’arbres pour Bouaké sont en cours, nous profiterons d’une autre manifestation pour faire le planting », a expliqué le président de l’amicale des victimes.
Il y a 10 ans, le Premier ministre d’alors Guillaume Soro et ses collaborateurs avaient été victimes d’un attentat le 29 juin 2007, alors qu’ils se rendaient à Bouaké pour l’installation des magistrats devant conduire les audiences foraines en vue des élections présidentielles de 2010.
Depuis les enquête afin d’identifier les auteurs de cette attaque n’ont pas encore livré leur secret. Dans un film documentaire relatant ces malheureux incidents, Guillaume Soro aujourd’hui président de l’Assemblée nationale pour un deuxième mandat, principale cible de cette attaque, ne comprend pas pourquoi sa demande pour une commission d’enquête internationale n’avait pas été acceptée.
A.K.





