1406_abou.jpg

Le Canada a été sans pitié pour Abou Fofana. Soupçonné de crime de guerre par les autorités Canadiennes lors de la crise survenue en Côte d’Ivoire dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, le membre de l’ex rébellion des Forces nouvelles a été extradé, lundi soir vers la Côte d’Ivoire. L’information a été révélée par un média canadien, le nouvelliste.

Ses proches, qui ont espéré jusqu'à la dernière seconde un revirement de situation, ont dû se résigner au pire scénario qu'ils avaient envisagé.

«C'était plein d'émotions. Je n'ai pas amené les enfants car c'était trop difficile. C'était dans la même salle que d'habitude. Il n'y a pas eu d'extra. Je n'ai pas pu l'accompagner à l'aéroport», a-t-elle confié d'une voix tremblotante, a expliqué sa conjointe Geneviève Trottier, comme rapporté par ledit media.

Abou Fofana serait, toujours selon nos confrères canadiens, soupçonné de crime de guerre lors de la guerre civile ivoirienne, ce qu'il aurait toujours nié. L'homme aurait travaillé à un barrage routier à l'entrée du nord de la Côte d'Ivoire, se contentant de fouiller des voitures pour vérifier leur contenu ce qui, selon son avocat, Stewart Istanffy, cela relèverait davantage d'une fonction gouvernementale que d'une activité criminelle.

Me Istvanffy soutient d'ailleurs que Citoyenneté et Immigration Canada n'a jamais pu faire la démonstration qu'il possédait la moindre preuve contre lui. «Ils n'ont rien contre lui parce qu'il n'a aucun dossier, ce ne sont que des soupçons qui ne sont fondés sur absolument rien», clame-t-il.

Au moment où nous publions, nous ne pouvons confirmer si Abou Fofana a réellement foulé lundi le sol ivoirien suite à son expulsion annoncée vers son pays d’origine.

A.K. avec koaci