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Les militaires ont encore fait parler d’eux, aujourd’hui. Les différentes démarches de la hiérarchie ne semblent pas les émouvoir. Pas davantage que les souffrances des populations du fait des tirs à balles réelles. Selon certains,

ils ne voient rien venir depuis l'annonce de mercredi et commencent à s'impatienter.

 

Ainsi, des ex-FDS impatients de voir les autorités signer en leur faveur un accord de prime "d'effort de paix ou de guerre" ont manifesté leur colère ce vendredi après-midi au niveau du camp d'Akouedo à Abidjan, communément appelé ancien camp.
Ils rapportent que des tirs ont une nouvelle fois apeuré les habitants de la zone aux alentours du camp.

« Ils nous ont confinés dans le village (nddlr : akouedo village), empêchant les gens de passer par le camp. Ils ont fermé l’accès au camp et tirent partout », a confirmé un habitant de la zone.

Le secteur environnant le lycée Blaise Pascal a ainsi été bloqué à la circulation, les élèves de l’établissement ont été mis sous protection de l'armée française pour leur évacuation nous précise t'on. Situation similaire sur la voie express qui relie les communes de Cocody et Bingerville.

Un vent de panique s'est par la même occasion emparé d'Abidjan, notamment dans la commune de Cocody où les commerces se sont pressés de fermer.

Alors que les abidjanais pensaient passer enfin un week end tranquille, les habitants qui regagnaient leur domicile dans la précipitation se demandaient bien si un nouvel épisode de crise était entrain de s'ouvrir.