2811_baroan.jpg

La crise qui frappe le parti de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire, n’épargne pas ses partisans restés en exil. Leur union en France est aujourd’hui en proie à une bataille sans merci pour le contrôle de l’Union des Réfugiés Ivoirien de France (URIF). Certains y voyant un instrument de lutte politique en faveur d’un leader politique en l’occurrence l’ancien président ivoirien.  Son ancien ministre de la Solidarité, Clotilde Ohouochi l’a clairement signifié, dans sa lettre de démission. La suite, c’est la suspension du président Michel Baroan, annoncée par un communiqué signé de l’artiste Serges Kassy.

 

Selon le reggaeman, Michel Baroan en acceptant de rencontrer un proche de Guillaume Soro notamment son conseiller Franklyn Nyamssi, de façon singulière, « met en mal notre statut auprès des autorités de notre pays d'accueil, qui viole la convention de Genève sur les réfugiés et les statuts de l'URIF ».


Naturellement, l’ex-Directeur Général du Bureau Ivoirien des Droits d’Auteurs (BURIDA) n’a pas perdu de temps à réagir. Via sa page officielle Michel Baroan qualifie les agissements du chanteur de « rêve », avant de préciser que l’URIF n’a pas été créé pour un soutenir un parti politique.


« URIF est une association à caractère social. Je ne fais pas de politique. Je suis une victime innocente des effets collatéraux de la crise (…). Je me suis retrouvé en exil parce que j’appartenais au groupe ethnique du président Laurent Gbagbo. Je ne suis pas membre du FPI », a-t-il clarifié, à ceux qui l’ignoraient encore jusque-là.


Pour lui, la crise qui secoue l’URIF serait le fait des agissements des individus qui selon lui voudraient inféoder l’organisation à caractère social (Ndrl article 2 des statuts) pour leur combat politique, à un parti politique.


« L’URIF ne saurait être un combat au service d’un parti politique. URIF est un instrument qui sert exclusivement aux réfugiés ivoiriens en difficulté en France », a-t-il martelé, avant de lever un coin du voile sur sa rencontre avec l’émissaire du chef du parlement. « J’ai été invité par Nyamssi, c’était une rencontre informelle. J’ai dit à Nyamssi si Soro veut rencontrer les réfugiés vivants en France, il faut qu’il ait une saisine officielle », a-t-il relevé, et de couper tout court : « Serge Kassy prend ses rêves pour la réalité. »


Au surplus, Michel Baroan se réclame toujours président de l’Union des Réfugiés Ivoirien de France(URIF). 

A.K.