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Présente à Abidjan, la représentante légale des victimes de la crise post-électorale auprès de la cour pénale internationale (Cpi) était, ce mercredi face à la presse à Abidjan.

Paolina Massida a tenté de rassurer les victimes quant à la décision de la chambre préliminaire I de la Cpi, prétendant que les éléments de preuve sont suffisants pour continuer la procédure. Selon la représentante des victimes, cette décision n’est pas une décision définitive et elle pourrait être remise en cause par la chambre d’appel en cas de motivation par les juges de la chambre de première instance de leur décision.

 

Laurent Gbagbo et Blé Goudé devraient en conséquence rester en détention pour qu’ils puissent se présenter devant la cour en cas de besoin. C’est pourquoi, elle a estimé que s’il devait avoir une possibilité de libération des deux prisonniers, cela devrait être une libération sous condition.

« Que Laurent Gbagbo et Blé Goudé ne puissent pas sortir d’Europe, qu’ils puissent rester dans un pays d’Europe proche de la Cpi ». 


« La chambre de première instance n’a pas motivé sa décision de manière écrite donc nous ne savons pas ce qui a motivé la décision d’acquittement. Je me suis rendu au pays pour rassurer les victimes. Nos clients pour l’instant ne sont pas favorables à l’acquittement de Gbagbo et Blé Goudé », a-t-elle expliqué.

Paolina Massidda a soutenu que la chambre d’appel de la Cpi a la possibilité de maintenir Gbagbo et Blé Goudé malgré leur acquittement parce que cela est prévu par le statut de Rome.

A.K.