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Le président de l’assemblée nationale a reçu une grosse gifle du chef du parlement de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui l’avait saisi, le 30 avril dernier, aux fins de remplacer deux députés ivoiriens siégeant dans cette institution.

Il s’agit des députés Sale Poli et Yah Touré qui ont prêté serment respectivement le 6 février 2016 et le 8 mars 2019.

La réponse du chef des parlementaires de la CEDEAO  a été cinglante, rappelant le mépris d’Amadou Soumahoro des règles de fonctionnement de l’institution ouest africaine.

 

Il porte à la connaissance du chef du parlement ivoirien élu suite à la démission de Guillaume Soro, que le remplacement d’un député au sein de son instruction est régi par les dispositions pertinentes de l’acte additionnel A/SA1/12 /16 du 17 décembre 2016 relatif au renforcement des prérogatives du parlement de la CEDEAO Rechercher CEDEAO et du règlement intérieur de la 4è législature.

« Le député est élu pour une période de quatre ans. Le mandat court de la date d’installation du parlement par le président de la conférence. Leur mandat prend fin le dernier jour de la législature », explique-t-on. 

Quant au règlement intérieur de la quatrième législature, il précise les conditions de remplacement du député en cours de mandat. Ainsi, l’article 2 stipulerait que, « Le député qui a prêté serment au  parlement de la  CEDEAO en demeure membre et ne peut être ni remplacé, ni demis tant qu’il siège dans son parlement national (...) Les députés ne peuvent être remplacés qu’en cas de vacance au siège conformément... »

Amadou Soumahoro ignorait-il le fonctionnement du parlement de la CEDEAO avant de le saisir pour une modification de la délégation des députés ivoiriens ? En tout cas, tout porte à le croire au regard d’une telle démarche de sa part.

 

Amadou Soumahoro, certainement obnubilé par « les tabourets à arracher » à tous ceux qui ne partagent pas leur vision de parti unifié, manquent de tac dans leur geste. Ce qui les conduit à ces humiliations que vient de lui infliger le président du Parlement de la CEDEAO qui a pris le soin de lui indiquer les conditions dans lesquelles, un député CEDEAO peut être remplacé. On ose croire que la leçon est rentrée.

 

A.K.