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La contestation du troisième mandat du président ivoirien a repris, ce lundi 14 septembre 2020 sans qu’il n’y ait pourtant des mots d’ordre clairs. A l’intérieur du pays comme à Abidjan, la capitale économique, plusieurs manifestations sont signalées avec parfois des dégâts matériels graves.

A Yopogoun dans les environs du palais de justice, des bus ont été saccagés, des policiers tabassés et leurs armes emportées, ce matin. A Anyama, dans la banlieue abidjanaise, les jeunes étaient également dans les rues.

A Bangolo (519,8 km d’Abidjan, ouest), des manifestants ont bloqué les routes depuis 6 heures du matin et font retourner tous les véhicules en provenance de Man. La voie principale barrée aucune entrée ni sortie pour dire ‘’non’’ au troisième mandat d’Alassane Ouattara.

A Grand-Lahou et à Songon, c’est la même scène. La voie principale menant à Abidjan est barricadée, des pneus incendiés. Les convois sont contraints de s’arrêter en file indienne, en attendant que les voies ne soient dégagées.

Au même moment, le Premier ministre rencontre les mouvements de jeunesse pour parler de non violence, d’emploi et d’avenir.

La candidature d’Alassane Ouattara pour un troisième mandat suscite beaucoup de critiques au sein de la population ivoirienne et même la communauté internationale. Les manifestations ont déjà occasionné 26 morts dans le mois d’août dernier.