Côte d’Ivoire / Arrestation de Pulchérie Gbalet : Plusieurs voix s’élèvent pour réclamer sa libération
La présidente de Alternative citoyenne ivoirienne(ACI), une organisation de la société civile, qui a appelé les Ivoiriens à protester contre une candidature du chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara à la présidentielle du 31 octobre, été arrêtée, samedi soir à Abidjan, a-t-on appris dimanche e sources proches de la famille.
Pulchérie Gbalet est, selon ses partisans qui parlent d’enlèvement par des « encagoulés », « détenue à Sebreko (ex-siège de l’Opération des Nations-Unies en Côte d’Ivoire), après avoir été arrêtée à Yopougon ».
Plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer cette « arrestation » de la présidente d’Alternative citoyenne ivoirienne ACI qui ne fait qu’exercer son droit à l’expression de ses opinions en s’opposant au 3ème mandat du président ivoirien Alassane Ouattara.
Plusieurs personnalités politiques et des membres de la société civile ont pourtant appelé à la libération de madame Gbalet.
« J’ai eu l’opportunité de la féliciter pour son initiative, de l’encourager et de l’assurer de notre active participation. Libérez Pulchérie Gbalet. Son arrestation n’arrêtera ni la grogne ni la contestation », a écrit le professeur Mamadou Koulibaly.
Estimant que la candidature du président Ouattara « viole la constitution ivoirienne », ACI avait appelé à une marche, le jeudi 13 août 2020.
Ces manifestations auxquelles des partisans de l’opposition se sont associés ont été particulièrement violentes dans certaines villes, notamment à Bonoua (Sud), Ferkessédougou (Nord), Daoukro (Centre), Daloa, Gagnoa et Oumé (Centre-ouest), faisant 5 morts, 104 blessés et 64 interpellés.
Depuis l’annonce, le 6 août de la candidature d’Alassane Ouattara pour un troisième mandat, les leaders de l’opposition mais aussi des artistes ont exprimé leur vive protestation contre cette décision jugée « inconstitutionnelle ».





