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Le 5 mars 2020, à la Fondation Félix Houphouët-Boigny, devant les deux chambres du Parlement ivoirien, le président de la République a pris un engagement ferme quant à un troisième mandat. Ci-dessous, un extrait de ce qu’il avait dit devant les élus de la nation.

 

« On me disait que les Ivoiriens ont peur que 2020 soit un remake de 2010 parce que les trois grands protagonistes pourraient encore être candidats et entraîner le pays dans des difficultés. Je me suis dit mais le pouvoir, c’est d’abord le peuple qui décide et deuxièmement, c’est pour aider nos concitoyens. Si cette hypothèse peut effrayer nos concitoyens, je veux qu’on sache que je veux un pays en paix et que moi, je ne serai pas candidat. En réalité, ma décision est prise depuis au moins deux ans. En rédigeant la nouvelle constitution, je me souviens que mon ami et frère Ouraga Obou m’avait dit : « président si on laisse la constitution comme ça, cela veut dire que vous pouvez faire deux autres mandats ». Je lui ai dit, Ouraga, moi je ne ferai pas 4 mandats parce que je ne veux pas me retrouver président à 90 ans. Si les uns et les autres savaient ce que c’est que la charge du président de la République, à partir d’un certain âge, eux-mêmes ne chercheraient plus à être présidents. Tous les soirs, on m’amène deux valises de documents, des notes, des signatures. Quand je finis de diner, je travaille jusqu’à 23 heures. Je me réveille à 4 heures et demi du matin, je travaille jusqu’à 7 heures et à 10 heures, je suis au bureau. Mais ayez pitié de moi (rires). Laissez-moi partir (rires). Laissez-moi partir pour consacrer du temps à moi-même, à ma famille, à mes enfants et à mes petits enfants. Je suis sûr que vous me comprenez ».

Pour ceux qui poussent à briguer un troisième, ils devraient comprendre qu’ils sont en train de le pousser à la faute.

A.K.