Côte d’Ivoire / Commission électorale indépendante : Alain Dogou et Yapi Yapo suspendent leur participation
Ils n’ont pas attendu un jour de plus pour mettre à exécution, le mot d’ordre de leurs mandants respectifs.
Alain Dogou, vice-président de la Commission électorale indépendante (CEI) pour le compte de l’Alliance des forces démocratiques (AFD) de Pascal Affi N’guessan et Yapi Yapo, membre de la commission centrale de la CEI désigné par la Ligue des mouvements pour le progrès (LMP) d’Appiah Kabran, ont déposé sur le coup de 16 heures, leurs courriers aux fins d’informer le président de la CEI, de leur décision de suspendre leur participation aux activités de cette instance en charge de l’organisation des élections en Côte d’Ivoire. Ils ont également rendu les clés de leur véhicule de fonction.
Alain Dogou, ex-ministre de la Défense était chargé à la CEI de la logistique, la sécurité et de l’informatique. Cette suspension aux activités de la CEI, fait suite au point de presse de l’AFD et de la LMP, ce mercredi 30 septembre 2020 au siège du FPI, qui a annoncé la suspension de ces deux plateformes politiques des activités au niveau des CEI locales.
« Afin de ne point se faire complice du hold up électoral mis en place par le Gouvernement, le Conseil Constitutionnel et la Commission Electorale Indépendante, les plateformes AFD et LMP ont instruit toutes les personnalités qu’elles ont proposé pour siéger dans les commissions électorales communales, sous-préfectorales, départementales, régionales et à l’étranger, de suspendre leurs activités au sein des démembrements de la CEI. L’AFD et la LMP ne peuvent s’associer à une mascarade électorale. C’est pourquoi, elles demandent à leurs représentants de ne plus participer aux réunions convoquées par les nouveaux bureaux locaux de cette institution. Tous les représentants de l’AFD et de la LMP doivent attendre de recevoir de nouvelles instructions », peut-on lire dans la déclaration de l’AFD et de la LMP.
C’est la première manifestation concrète du mot d’ordre de désobéissance civile lancé par l’opposition. C’est un coup de griffe à la CEI qui à coup sûr, la fragilise.





