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Si la constitution ivoirienne empêche le président sortant d’être candidat, pour son challenger Kouadio Konan Bertin dit KKB, ce sont ses parents qui constituent les mesures barrières à sa candidature.

Dans cette course à la présidentielle d’octobre prochain en Côte d’Ivoire, l’ancien président de la jeunesse du PDCI-RDA ne pourra pas compter sur le soutien des têtes couronnées de sa propre région.

Alors que les candidats Henri Konan Bédié du PDCI et Pascal Affi N’guessan du FPI se sont retirés pour protester contre la validation de la candidature  d’Alassane Ouattara pour un troisième mandat par le Conseil constitutionnel, KKB reste convaincu de sortir vainqueur de la prochaine échéance électorale en Côte d’Ivoire. Il s’active à préparer déjà son investiture, le dimanche 4 octobre prochain au palais de la Culture de Treichville à Abidjan malgré l’opposition des autres partis de l’opposition ivoirienne qui appellent à une désobéissance civile.

Cependant, à quelques semaines de la présidentielle, les choses semblent plus complexes pour KKB. En effet, les parents de KKB principalement plusieurs chefs traditionnels de la région du N’zi ont été reçus, hier mercredi 30 septembre par le président Henri Konan Bédié, le candidat déclaré du PDCI-RDA à son domicile à Cocody Abidjan.

Ainsi, s’opposant à la candidature de Kouadio Konan Bertin l’un de leurs fils de la région, les têtes couronnées de la région du N’zi ont déclaré : « Nous sommes avec le Président Bédié, aujourd’hui, demain et toujours. C’est à lui que le Président Félix Houphouët-Boigny a confié la Côte d’Ivoire. Il peut compter sur nous et nous misons sur lui pour la libération de la Côte d’Ivoire. Aucune autre candidature ne peut nous distraire de l’idéal conduit par le Président Bédié ».

Cette nouvelle constitue sans doute un coup dur qui complique les choses pour le candidat KKB.

A 30 jours du scrutin, KKB et Alassane Ouattara restent les deux candidats en lice pour la présidentielle.

Les partis de l’opposition campent sur leur position en réclamant le retrait de la candidature du chef de l’Etat sortant, la recomposition de la Commission électorale indépendante (CEI) conformément à l’arrête de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), la recomposition du Conseil constitutionnel, l’audit de la liste électorale, la libération des prisonniers politique ainsi que ceux arrêtés à la suite des manifestations de rue et le retour des exilés politiques y compris Laurent Gbagbo, Guillaume Soro et Noël Akossi Bendjo.

A.K.