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A l’appel des jeunesses de partis de l’opposition et de la société civile, des milliers de militants sont descendus dans les rues à Abidjan et dans les villes de l’intérieur de la Côte d’Ivoire pour manifester contre le troisième mandat du président ivoirien ; ce jeudi 13 août 2020.

Sur les voies publiques, l’on a constaté des barricades érigées par les manifestants et des pneus incendiés ou encore des pancartes hostiles au chef de l’Etat Alassane Ouattara.

Selon plusieurs témoins, un jeune manifestant a reçu une balle en pleine tête à Bonoua. Le jeune-homme âgé d’une vingtaine d’années a rendu l’âme sur le coup. Des témoins accusent des policiers d’avoir tiré à balles réelles.

Le commissariat de la ville aurait été saccagé et incendié. D’autres sources évoquent 3 manifestants tués et un policier grièvement blessé, transporté par ses collègues à l’hôpital de la ville.

« Le commissaire de police et quelques éléments se seraient retranchés à la cour royale », selon des témoins.

Située à une cinquantaine de kilomètres d’Abidjan, dans le sud-est du pays, Bonoua est considérée comme un des bastions historiques de l’opposition pro-Gbagbo, depuis la réintroduction du multipartisme en 1990 en Côte d’Ivoire. C’est aussi la région d’origine de Simone Gbagbo, d’ethnie Abouré.

Des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre sont signalés à plusieurs endroits à Abidjan. La circulation est fortement perturbée sur l’autoroute du nord et sur la voie express entre Abidjan et Grand-Bassam.

A Daoukro, le fief du président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) les heurts ont fait 3 morts et plusieurs biens détruits.

Depuis l’annonce de la candidature du président ivoirien à la présidentielle d’octobre 2020, le pays est en ébullition. L’opposition ivoirienne crie à la violation de la constitution et conteste cette candidature.

P. Menant