MO Lorougnon 3.jpeg

Les femmes de l’opposition ne décolèrent pas après l’empêchement de leur marche par le gouvernement qui a déployé un nombre impressionnant de force de l’ordre.

« L’armée de Côte d’Ivoire a été réquisitionnée et déployée pour une marche des femmes. C’est la première fois que nous voyons cela. Est-ce que dans une démocratie, on ne peut pas marcher ? », a martelé Marie Odette Lorougnon, Vice-présidente du Front populaire ivoirien (FPI) proche de Laurent Gbagbo.

« Je voudrais dire à Monsieur Ouattara que nous continuerons notre mobilisation. De la même façon, ses partisans sont contents et préparent son investiture, nous continuerons de marcher. Ouattara est disqualifié dans sa gouvernance. Nous ne le reconnaissons plus comme chef de l’Etat. Nous, les pro-Gbagbo, ne l’avons jamais reconnu comme chef de l’Etat. Aujourd’hui, c’est toute la Cote d’Ivoire. Car il y a des manifestations partout dans le pays contre son troisième mandat », a-t-elle fulminé.

Selon la responsable du FPI pro-Gbagbo, une vingtaine de femmes et d’hommes ont été arrêtés avant d’être libérés.

P.M.