Côte d’Ivoire / Présidentielle 2020 : Kuibiert-Coulibaly reconnait le déséquilibre de la CEI
Le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Kuibiert-Coulibaly Ibrahime, a donné des explications sur le déséquilibre des CEI locales en faveur du régime en place au cours Invité du press-club de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), ce mardi 4 août 2020 à la Maison de la presse au Plateau.
D’après Kuibiert-Coulibaly Ibrahime, président de la CEI : « Les commissions locales dans l’esprit du législateur n’avaient pas vocation à être pérennes parce que coûtant cher à l’Etat. Dans l’esprit du législateur, les membres des commissions locales étaient nommés pour exécuter des missions précises avec des durées précises. Et à la fin de ces opérations, les commissions locales fermaient boutique jusqu’à la prochaine opération du processus électoral. Donc, le renouvellement des organes animant les commissions locales est contenu dans la loi en son article 18 .»
Du coup, à en croire le président, le renouvellement s’impose à la CEI « non pas parce que la Cour africaine des droits de l’homme l’a prescrit dans sa décision, mais parce que la loi portant composition de la commission électorale indépendante le prescrit. La Cour africaine en le disant, n’a fait que faire allusion pour nous à l’article 18 de la loi portant commission électorale indépendante ».
« Il est aussi bien d’indiquer que le déséquilibre dont il est question n’est le fait de quelqu’un. C’est le fait de la loi. Parce que les personnes ou le bureau qui a été mis en place est un bureau qui est consécutif à une élection. Tous les bureaux qui ont été mis en place sont mis à la suite d’une élection des partis membres de la commission électorale indépendante. Ce sont les règles de la démocratie. Etant entendu que celui qui gagne est celui qui a le plus de suffrage. Ce sont les règles, chaque parti se fait fort de mériter le suffrage le plus important et c’est ce qui s’est passé.», a-t-il ajouté.
A noter que la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) a rendu un arrêt qui demande à la Côte d’Ivoire de mettre en place des mesures adéquates avant toute élection afin de garantir que de nouvelles élections du Bureau fondées sur la nouvelle composition de l’organe électoral, soient organisées aux niveaux locaux.





