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La 36ème session du conseil des ministres du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) qui s’est tenue, jeudi dernier à Cotonou s’est penchée sur les faits de « manquements aux devoirs éthiques » reprochés à certains enseignants. De sources concordantes, les mis en cause dont Francisco Meledje Djedro de la Côte d’Ivoire ont écopé de lourdes sanctions, comme rapporté par beninwebtv.

Selon le rapport de la Commission d’éthique et de déontologie (CED) du CAMES, les cinq (5) mis en cause dans le dossier dont les professeurs Francisco Djedjro Meledje, agrégé des facultés de droit, Vice-président de l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, Dodzi K. Kokoroko, agrégé des facultés de droit et président de l’Université de Lomé (Togo), Ibrahim David Salami, agrégé des facultés de droit, enseignant à l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) du Bénin,  Adama Kpodar, agrégé des facultés de droit, Vice-président de l’Université de Kara (Togo), enseignant également à l’UAC du Bénin et Dandi Gnamou, Agrégée des facultés de droit, enseignant elle aussi à l’UAC  ont été tous sanctionnés.

L’affaire portée devant le CED contre ces derniers évoque des « manquements divers à leurs devoirs éthiques ». Il est reproché aux accusés d’avoir profité de leurs différentes « positions stratégiques et institutionnelles pour avantager certains collègues par des promotions imméritées et surtout pour humilier certains autres qu’ils recalent alors qu’ils mériteraient d’être promus ».

 

Lors de la session de la CEDC à Ouagadougou en avril dernier, les mis en cause ont refusé la comparution et ont accusé le Secrétaire général du CAMES, Bertand Mbatchi, de « partialité » et de « violation de la procédure ».

 

Le Conseil s’est aussi prononcé sur le cas du professeur Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères du Togo, accusé de plagiat par le professeur Pierre Nzinzi, de l’Université Omar Bongo de Libreville.

 

En ce qui concerne Ibrahim Salami, c’est également une affaire de plagiat qui le met en opposition avec un autre enseignant.

Les sanctions infligées varient d’un mis en cause à un autre. En ce qui concerne Dandi Gnamou, le CED a décidé de la rétrograder. Elle ne serait donc plus professeur titulaire. Quant à Ibrahim Salami, il est interdit d’activités académiques au niveau du CAMES pendant trois ans,  pareil pour le Professeur Dodzi Kokoroko, président de l’Université de Lomé (Togo).

En avril dernier, les avocats des mis en cause avaient dénoncé un vice de procédure dans les actions engagées contre leurs clients. « Nos clients n’ont jamais eu accès aux pièces de leurs dossiers », avait protesté l’un des conseils.

A.K.