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Le litige maritime relatif à l’exploitation pétrolière à la frontière Côte d’Ivoire-Ghana a livré son verdict. C’est le pays de Nanan Addo qui va exploiter l’importante manne pétrolière, objet d’âpres disputes entre les deux pays. Le Tribunal international du droit de la mer (TIDM) a estimé, ce samedi que le Ghana n’avait pas violé les droits d’exploitation pétrolière de la Côte d’Ivoire, statuant sur le différend concernant la frontière maritime entre ces pays. Ci-dessous es extraits des arguments présentés par les représentants des deux pays.

Ghana : Gloria Afua Akuffo, procureur général:

"Ce litige n'est pas celui de la délimitation maritime, mais plutôt une demande pour déclarer l'existence d'une frontière, à laquelle les parties ont elles-mêmes longtemps accepté et délimité dans la pratique et en conséquence. Le Ghana demande à cette Chambre spéciale de ne pas être influencée par l'affaire plutôt extravagante que la Côte d'Ivoire cherche à présenter ici en s'appuyant sur une théorie de la bissectrice et ses cartes relatives pour créer une vaste zone comme la soi-disant zone en litige"

Côte d'Ivoire : Adama Toungara, ancien ministre, conseiller en charge de l'énergie :

Je veux que la Chambre rejette les allégations du Ghana.
Je demande à la Chambre de déclarer que les activités entreprises unilatéralement par le Ghana dans la zone maritime ivoirienne constituent une violation des droits souverains de la Côte d'Ivoire. J'implore également la Chambre spéciale d'inviter les Parties à mener des négociations afin de parvenir à un accord sur les termes de la réparation due à la Côte d'Ivoire."

Le TIDM a par ailleurs calculé le tracé de la frontière maritime en utilisant le principe de l’équidistance défendu par le Ghana. Cette carte s’impose désormais aux deux parties.

A.K.