Contribution / La justice pour avoir la paix : Quand les fondements sont renversés, le juste que fera-t-il ?
Les fondements d'une nation, d'un État de droit, c'est le respect de la loi. Et cette loi doit être juste, équitable. Et la justice doit dire le droit. Les citoyens doivent être logés à la même enseigne devant la loi. La justice doit être indépendante et s'affranchir de toute forme de pression : politique, économique ou sociale. Elle ne doit pas non plus tomber dans le corporatisme. Les institutions de la République doivent accomplir leurs devoirs régaliens de manière tout à fait républicaine. Parce que les hommes passent. Mais les institutions restent et le pays aussi.
Lorsqu'il y a injustice, et qu'il n'y a pas eu de justice rendue, cela nourrit les rancoeurs. Et il ne peut y avoir de réelle réconciliation. Car toute vraie réconciliation doit être basée sur la VÉRITÉ et la JUSTICE. La vérité doit être dite, connue. Et la justice, même si cela devrait être une JUSTICE TRANSITIONNELLE, elle doit quand-même avoir lieu. Elle permet la libération de la parole, d'identifier les causes afin de pouvoir les traiter.
Elle permet de dédommager les victimes, situer les responsabilités, de formuler des propositions. C'est seulement après que vient le volet pardon pour qu'enfin intervienne la réconciliation. On ne peut JAMAIS réconcilier sur la base du mensonge, du mépris, de la violence, de l'exclusion, du rattrapage, du favoritisme, du clanisme et de l'arrogance.
Pour pouvoir vivre ensemble, il faut respecter les règles communes, ça s'appelle le droit. Fouler aux pieds la loi, c'est créer les conditions du désordre et de la guerre. C'est l'injustice qui crée la guerre. C'est la loi de causalité. La loi permet le maintien de l'ordre et crée les conditions du vivre ensemble. Soyons PRO PATRIA, PRO LEGE.
Julien Kouassi
Pasteur et Patriote





