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Le président de la République ivoirienne, Alassane Ouattara a accordé, ce mercredi 16 février en fin de soirée une interview à France 24 et Rfi. Au cours de leur échange le chef de l'État ivoirien ne semble pas se reconnaître dans les écoutes téléphoniques que les réseaux sociaux lui prêtent, en conversation avec l’ancien Premier ministre du Mali, Boubou Cissé

« Moi, je ne suis pas un adepte des réseaux sociaux. Envoyez-moi l'audio, je vais l'écouter (...) Les nouvelles technologies peuvent faire beaucoup de choses. Moi, je parle à tout le monde y compris avec Boubou Cissé (...) C'est est une affaire entre Maliens. Je ne veux pas m'en mêler. Il faut que les Maliens mettent de l'eau dans leur Gnamakoudji. J'ai le plus grand respect pour les autorités maliennes », a-t-il insinué.

Par ailleurs, Alassane Ouattara s’est prononcé sur plusieurs autres sujets aussi bien nationaux qu’internationaux. Il s'est montré très préoccupé relativement à la situation  sécuritaire qui semble se détériorer davantage dans la sous-région avec le départ réclamé de la force Barkhane au Mali. Pour palier une quelconque percée des forces djihadistes qui se font menaçant, Alassane Ouattara a avoué n'avoir qu'aucune autre alternative que de renforcer son arsenal de combat. « Nous serons obligés d'acheter des armes », a-t-il fait savoir. Le chef de l'exécutif ivoirien est à Bruxelles où il prendra part demain jeudi 17 février 2022 au 6e sommet de l'Ue-Ua. Sur la situation politique ivoirienne, Alassane Ouattara affirme avoir des conversations régulières avec ses prédécesseurs Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo.

 

Yapi C.