Côte d’Ivoire / Blaise Compaoré souffre des problèmes de mémoire
En exil en Côte d’Ivoire après sa chute en 2014, l’ancien président du Burkina Faso ne se porte pas bien. Même si physiquement l’ancien militaire n’inquiète pas au premier regard, Blaise Compaoré souffrirait terriblement de la tête. Il est confronté à de problèmes de trou de mémoire sur les bords de la lagune Ebrié.
Alors qu’il est réclamé avec insistance dans son pays en tant que en tant que témoins clé du procès sur l’assassinat de l’ancien président burkinabé Thomas Sankara, Blaise Compaoré n’a jamais répondu présent. Son absence au procès serait liée à son état de santé, selon Jeune Afrique. Le média panafricain révèle que l’ancien locataire de Kossyam a été opéré du cerveau, début 2021 à Doha, au Qatar. Selon les témoins cités, il serait atteint d’un trouble de mémoire.
« Ses propos manquent de cohérence, il a parfois des absences. Il tient une discussion normale puis, d’un coup, il passe du coq à l’âne. Il a beaucoup de trous de mémoire. C’est sûrement la vraie raison de son absence à ce procès. Il n’aurait pas pu comparaître devant la cour : il aurait été humilié. Et de toute façon, qu’il soit là ou non, il sera condamné à la perpétuité », rapporte la source. « Quelqu’un dans cet état ne peut pas être jugé dans un tel procès. Il est incapable d’être interrogé », ajoute un autre témoin qui a vu récemment Blaise Compaoré.
Blaise Compaoré est accusé d’avoir commandité l’assassinat de Thomas Sankara, ancien président et leader de la révolution burkinabé, tué avec douze de ses collaborateurs, le 15 octobre 1987. Dans ce dossier, Hyacinthe Kafando est soupçonné d’avoir dirigé le commando. Les 2 hommes sont en exil hors du Burkina depuis plusieurs années. 12 des 14 accusés dont le général Gilbert Diendéré, 61 ans, un des principaux chefs de l’armée lors du putsch de 1987, étaient présents à l’ouverture de ce procès.





