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La ville de Bouaké, chef-lieu de la région du Gbêkê est paralysée, depuis ce jeudi matin au moment où se tient le procès du président de la même région pour détention illégale d’armes de guerre. Le tribunal de première instance où se tient le jugement pour flagrant délit, l’accès est interdit aux nombreux partisans du mis en cause pour assister au procès. L’audience n’est donc plus publique. Même les chefs et autres têtes couronnées ayant effectué le déplacement pour assister à ce procès historique, sont refoulés et tenus derrière les barrières de la clôture du tribunal, empêchés qu’ils sont, d’assister au procès de leur fils. Pendant ce temps, l’accès de la ville est bloqué par des jeunes surexcités qui crient leur ras-le-bol face à ce qu’ils qualifient d’abus. Des arbres sont abattus sur les principales voies pour entrer dans la ville. Les véhicules bloqués, occasionnant de longues files d’attente. « Attention à la colère du peuple ! Libérez le Président Mangoua Jacques sinon vous allez nous tuer tout le monde ou mettre tout le monde en prison », entend-t-on dans la foule de jeunes en colère. La ville est sous haute tension actuellement. Les jeunes tentent de marcher sur le tribunal pour réclamer la relaxe de leur leader. H. F. Correspondant régional