Côte d’Ivoire / Coup de serpillière de Laurent Gbagbo au PPA-CI
Laurent Gbagbo n'a pas digéré la "défaite exceptionnelle" que son parti, le PPA-CI, a enregistrée aux élections locales (municipales et régionales) du 2 septembre 2023. Et, le 23 octobre, il a pris la serpillière pour faire le ménage, frappant dans le tas et occasionnant de nombreuses victimes collatérales.
Ces élections ont, en effet, été le tombeau de nombre de responsables du parti. Ainsi, Dr Assoa Adou et Hubert Oulaye, battus, ont perdu leur poste à la tête du Conseil stratégique et politique (CSP) et de la présidence exécutive. Ils sont remplacés respectivement par Justin Koné Katinan et Sébastien Dano Djédjé, deux autres malheureux candidats.
Dans le jeu de chaise musicale, Damana Adia dit Pickass, qui a aussi mordu la poussière, cède le secrétariat général du parti à Jean-Gervais Tchéidé. Il en est de même pour le porte-parolat du parti qui, autrefois exercé par Katinan, revient à Me Habiba Touré, son ex-adjointe.
En même temps, Gbagbo a opéré une cure d'amaigrissement, avec la réduction drastique des animateurs des organes de direction. D'un effectif pléthorique de 29 vice-présidents exécutifs, qui se marchaient dessus, la nouvelle direction du parti ne comprend que six (6) vice-présidents.
Et dans ce branle-bas, des cadres du parti, et de premier plan, ont fait les frais de ce réaménagement, au nombre desquels Ahoua Don Mello, ancien Vice-président exécutif en charge de l'implantation du parti en Afrique et de la Promotion du panafricanisme, et Gbagbo Michel Koudou, qui était en charge de la politique de sécurité et du maintien de l'ordre.
Une contribution de F. M. Bally





