Côte d’Ivoire / Expulsion de Nathalie Yamb : La version officielle du gouvernement ivoirien
La version du gouvernement ivoirien sur l’expulsion de la conseillère exécutive du professeur Mamadou Koulibaly, président de Lider house, est enfin tombée.
Nathalie Yamb a été expulsée lundi de la Côte d’Ivoire pour des propos ayant « porté atteinte à la dignité des militaires » sur les réseaux sociaux, suite à un accident d’hélicoptères de l’armée le 27 novembre à Katiola (Centre-nord), a indiqué, ce mercredi à Abidjan le porte-parole du gouvernement Sidi Touré, à l’issue d’un conseil des ministres.
« Nous pensons que les propos de Mme Yamb ont porté atteinte à la dignité des militaires ivoiriens. C’est un motif suffisamment grave pour lui notifier sa reconduite à la frontière », a estimé le ministre ivoirien de la Communication et des médias. Evoquant des « propos malveillants de la Camerounaise sur les réseaux sociaux qui ont été écrits véritablement au mépris de la compassion que devraient mériter ces différents militaires », suite à cet accident qui a fait quatre blessés, lors de la visite du chef de l’Etat dans la région du Hambol.
Pour Sidi Touré, la Côte d’Ivoire qui est un « Etat de droit », ne « peut pas être prise à défaut relativement à quelque violation des droits de l’Homme que ce soit ».
La conseillère de M. Koulibaly, fondateur et candidat déclaré à la présidentielle prochaine de Liberté et démocratie pour la République (LIDER, opposition) a publié sur Twitter le lien d’un article de presse relatif à l’accident, suivi d’un commentaire.
« Comme on veut toujours tout imiter chez les Français: Deux hélicoptères se télescopent à l’aérodrome de Katiola lors de la visite d’Etat de Ouattara dans le Hambol », a tweeté Nathalie Yamb, en allusion à l’accident d’hélicoptères qui a coûté la vie à 13 militaires français de l’opération Barkhane le 25 novembre à Ménaka (Nord-est du Mali), ajoutant: « 40 millions de dollars bousillés ».
Mme Yamb a été expulsée dans la nuit de lundi vers Zurich pour « activités incompatibles avec l’intérêt national », selon l’arrêté d’expulsion, après plusieurs heures d’audition à la préfecture de police d’Abidjan.





