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Le père Jean Luc N’dreman, secrétaire exécutif national de l’éducation catholique (Senec) a salué, dans un entretien, la décision de fermeture des écoles et universités sur l’ensemble du territoire national dans le cadre de la lutte contre le coronavirus dans le pays par le gouvernement.

 

Toutefois, l’homme de Dieu fait part de ses inquiétudes liées à cette fermeture en général et plus précisément pour l’éducation catholique qui se positionne comme une référence dans le système éducatif ivoirien.

 

Le chargé de l’éducation catholique qui a rappelé aux élèves qu’ils ne sont pas encore en vacances, a signifié que la première conséquence de cette décision douloureuse de fermeture des établissements, prise par l’Etat, est que les enfants seront livrés à eux-mêmes.

 

« Ce n’est pas toujours sûr que les parents aient les yeux sur les enfants afin qu’ils observent les gestes barrières, d’autres vont saisir ce temps pour s’adonner à des jeux dangereux. Pour les parents qui ne savent ni lire ni écrire, ce sera presque la fin de l’instruction pour leurs enfants », a regretté le Père N’dreman.

 

A ces inquiétudes le père Jean Luc N’dreman a relevé d’autres interrogations préoccupantes relatives à l’achèvement de l’année scolaire, entre autres, « comment l’année scolaire va-t-elle se terminer, les examens auront-ils lieu, allons-nous vers une année blanche, avec tout ce que cela pourrait comporter comme conséquence pour les parents qui ont déjà payé l’entièreté de la scolarité, mais aussi pour le gouvernement vis-à-vis de l’Unesco ».

 

On ne peut pas être responsable et ne pas s’inquiéter de toutes ces préoccupations, a-t-il mentionné. En attendant que des réponses claires à ces préoccupations soient données par la tutelle, Jean Luc N’dreman exhorte les parents d’élèves à l’action en occupant sainement leurs progénitures par des exercices en ce temps de confinement progressif dû à la maladie à coronavirus.

 

« Je demanderai plutôt aux parents d’expliquer aux enfants, ce qui est en train de se passer, dire clairement aux élèves qu’ils ne sont pas en vacances, c’est vrai que les écoles sont fermées mais ne nous sommes pas en vacances », a fait savoir le secrétaire du Senec. « S’ils ne vont pas encore à l’école, c’est parce qu’il y a une situation grave que traverse le pays », a-t-il poursuivi, demandant aux parents d’expliquer à leurs enfants qu’il y a un danger pour eux d’aller s’amuser dehors avec leurs amis ».

Quant au personnel des secrétariats exécutifs diocésains encore en poste, le premier responsable du système éducatif catholique a demandé dans une note circulaire d’observer scrupuleusement les gestes barrières édictées par le gouvernement et entérinées par l’épiscopat ivoirien.

 

Le mardi 10 mars 2020, le gouvernement ivoirien a annoncé le premier cas avéré de la maladie à coronavirus en Côte d’Ivoire. 6 jours plus tard, il a pris d’importantes mesures au nombre de 13 pour briser la chaine de propagation du Covid-19 dans le pays.

 

Le mardi 17 mars la Conférence des évêques Catholiques de Côte d’Ivoire par la voix de l’évêque de Man, Mgr Gaspard Bebi Gnéba, président de la Commission épiscopale de la Pastorale sociale a entériné les mesures du gouvernement.

A.K.