cote-divoire-fidhop-le-collectif-des-demissionnaires-met-a-nu-les-contreverites-de-boga-sako.gif

Le collectif des démissionnaires du bureau exécutif de la Fondation internationale pour l’observation et la surveillance des droits de l’homme (Fidhop), était face à la presse, le vendredi 17 février 2023 aux 2 Plateaux à Cocody. L’objectif de cette rencontre selon les ex-membres, était de répondre aux contre-vérités, à la coulée de verves manipulatrices tendant à salir leur notoriété bien jalousée selon eux. Ce, au lendemain de leur déclaration de démission portée à la connaissance du public le 14 janvier 2023.

Les démissionnaires ont indiqué qu’il s’agit pour eux à travers des échanges avec les journalistes, d’éradiquer des mémoires, les dires malicieusement infects et éclairer l’opinion nationale et internationale. Notamment sur le prétendu vice de forme portant sur la notification de démission au président fondateur de la Fidhop, le prétendu défaut de parallélisme des formes dont ferait mention le président de la Fidhop, ainsi que sur l’irrégularité des assemblées générales des 8 et 12 janvier derniers.

« Interrogé au sujet de notre déclaration de démission, Dr Boga Sako Gervais, président fondateur de la Fidhop, affirmait que ladite déclaration n’aurait jamais été portée à sa connaissance, sauf par voie de presse, qu’elle serait entachée de vice et de forme, ce qui n’est pas vrai », a réfuté Me Roselyne Aka Séripka, ex-Avocate de la Fidhop- Côte d’Ivoire, par ailleurs, ex-1re Vice-présidente en charge des questions juridiques et judiciaires de ladite Fondation. Selon elle, le président de la Fidhop a bel et bien été notifié de la déclaration de démission. « Constatant les agissements de trop du président fondateur foulant aux pieds les approches dissuasives de certains membres du bureau exécutif et violant en flagrance, les textes encore en vigueur de la Fidhop, après concertation, nous avons porté à sa connaissance, via la plateforme exclusive du bureau exécutif dont il est le président, notre déclaration de démission », a expliqué Me Roselyne Aka Séripka, en présence du 2e Vice-président en charge de la diplomatie Fidhop Côte d’Ivoire, Dr Saturnin Gaudet. Elle a précisé qu’aucun défaut de parallélisme ne peut leur être opposé, surtout qu’à aucun moment, un membre du collectif démissionnaire n’a précédé à son intégration à ladite structure de lettre de demande d’adhésion comme, a-t-elle souligné, veut le faire croire, Dr Boga Sako Gervais. 

 

De l’assemblée générale des 8 et 12 janvier 2023

 

« Lors d’une rencontre portant sur le bilan financier en date du 8 janvier, Boga Sako Gervais a plutôt convoqué à sa seule initiative, une assemblée générale dite extraordinaire à laquelle il a difficilement tenté de convaincre les membres du bureau que nous étions à y adhérer, parce qu’en porte à faux avec les statuts en vigueur », a mentionné l’avocate.

 A en croire la femme de droit, le projet du président fondateur de la Fidhop d’adopter au même moment les prétendus nouveaux textes d’une nouvelle Fidhop en transformant l’assemblée générale extraordinaire en une assemblée consécutive, a rencontré l’opposition du collectif des démissionnaires par la levée de préalable, quant à l’irrégularité de l’une ou l’autre assemblée générale. Elle a souligné qu’en leur absence, Dr Boga Sako Gervais a encore unilatéralement convié certains membres de la Fidhop à une rencontre qu’il a baptisé : « Assemblé générale extraordinaire ».

« Constatant ces états de faits, le bureau exécutif ne pouvait fonctionner convenablement, nous avons déposé légitimement notre tablier par une lettre de démission portant sur trois points saillants à savoir : le disfonctionnement des organes de la Fidhop, l’inertie du président fondateur devant les violations des droits de l’homme, et la gestion scabreuse des finances », a-t-elle avoué. Pour le collectif, contrairement à ses dires, Dr Boga Sako Gervais s’est plutôt, depuis son retour d’exil, affiché de façon récurrente auprès d’hommes politiques, délaissant ainsi des cas de violations flagrantes portés à sa connaissance. Au titre des dons, le collectif des 9 a rappelé que bien qu’ayant été porté à la connaissance des membres, la somme de 20 millions reçue lors de l’inauguration du siège de l’organisation n’a jamais été versée à la trésorerie. « En dehors des charges à couvrir mensuellement qui s’élèvent à 750 000FCFA, le président fondateur de la Fidhop nous faisait subir des cotisations à des fins autres que celles liées aux activités des droits de l’homme. Malgré la réception des dons, nous les membres à cette époque, étions continuellement harcelés pour survenir aux différentes charges », a révélé Dr Akassi K. Léonie, ex-deuxième Vice-présidente en charge de la communication, des stratégies politiques et des relations diplomatiques pour la représentation Fidhop France. Elle a soutenu que pour le fonctionnement de l’organisation, les cotisations étaient réduites aux contributions financières des démissionnaires : les 500 membres évoqués par le président fondateur de la Fidhop n’ayant jamais pris part à l’effort ‘’collectif’’.

Perez Epée