Côte d’Ivoire / Gbagbo envoie un message à Assimi concernant les soldats ivoiriens détenus à Bamako
L’ancien président ivoirien a eu une pensée pour les soldats ivoiriens détenus à Bamako, depuis le 10 juillet 2022 mais surtout au chef de la junte malienne. Alors que le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) qu’il a porté sur les fonts baptismaux au lendemain de son retour au pays, Laurent qui affirme n’avoir pas encore tous les éléments sur le dossier, a cru bon de conseiller le jeune président colonel.
« Il faut demander à Assimi Goïta de penser à sa fraternité d’armes avec ceux qui sont en prison là-bas que certains appellent des soldats et d’autres des mercenaires », a-t-il lancé en direction du voisin du nord. Le président du PPA-CI ne manque pas d’encourager le médiateur togolais.
« Mais surtout il faut que le président Faure Gnassingbé du Togo qui est accepté comme médiateur par les uns et par l’autre, redouble d’efforts », laisse-t-il entendre.
Pour Laurent Gbagbo, les soldats arrêtés sont moins coupables et pour cause.
« Qu’ils comprennent que ceux-là, ils sont des envoyés. Et c’est celui qui envoie qui a la plus grande responsabilité. Quand tu envoies, tu dois pouvoir dire clairement, si ça tourne au vinaigre, pourquoi tu as envoyé un tel, pour faire quoi, dans quel délai ? Clairement ! », un pavé dans la marre du pouvoir d’Abidjan qui a envoyé ces militaires, dans cet enfer.
Laurent Gbagbo a annoncé trois missions de son parti dans les trois pays voisins ayant vécu des coups d’état militaire. La Guinée, le Mali et le Burkina Faso. Des missions d’information qui, selon ses dires, permettront à son parti de comprendre ce qui est arrivé et si possible de dégager une position plus argumentée et plus raisonnée.
« C’est une fois ces missions effectuées que « si nous pouvons, nous pourrons demander que celui qui est envoyé ne subisse pas un sort plus lourd que celui qui a envoyé », assure-t-il.





