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Le dialogue social et politique instauré par le gouvernement est suivi à la lettre au plan local. Clément Nabo a échangé, samedi dernier avec les chefs de différentes communautés ethniques à la maison des chefs traditionnels autochtones kroumen au quartier Séwéké 2 de San-Pedro. Cohésion sociale, réconciliation, paix et sécurité ont été les sujets abordés par l’ancien député-maire de la ville portuaire et ses invités au cours de cette rencontre qui a enregistré la présence du chef de canton central de San Pedro, sa Majesté Koeyé Gnépa, par ailleurs membre de la Chambre des rois et chefs traditionnels de Côte d'ivoire.

Clément Nabo a invité les chefs de communautés à s’inscrire dans la vision du chef de l’État, Alassane Ouattara qui a fait de la réconciliation et de la paix leur cheval de bataille. Paix selon laquelle, a souligné le Sénateur, San-Pedro en particulier, ne pouvait connaître de développement.

« Les populations sont sorties divisées des dernières élections. Mais tout cela est désormais derrière nous. S’il n’y a pas de paix, il ne peut avoir d’élections. Et les élections arrivent encore. C’est pourquoi, partout où vous vous trouverez, dans vos différentes communautés, parlez de paix et de cohésion sociale », a-t-il lancé. L'autre pan crucial de son message a porté sur la question des enfants en conflit avec la loi, communément appelés « microbes ».

Sur ce sujet, il a invité les parents à prendre leur responsabilité. Il a, en outre, exhorté les populations à avoir des comportements citoyens en dénonçant aux forces de l'ordre les attitudes suspectes et délictueuses. Cette collaboration populations et forces de l’ordre permettra, selon lui, de juguler les problèmes d’insécurité dans la commune de San Pedro. Commune qui accueillera des matchs de la prochaine Coupe d’Afrique des nations (Can) que la Côte d'Ivoire organisera en 2023. C’est pourquoi, Nabo Clément a décidé d’initier une campagne de sensibilisation des populations de San-Pedro. Notamment celles du Grand Bardot où, en dépit des efforts déployés par les forces de police, des cas d’agressions sont enregistrés.

« Des enfants agressent, tuent. Ce phénomène n’est pas de nature à rassurer les parents, les populations et les opérateurs économiques. Je ne peux pas accepter que cette ville que j’aime tant soit l’otage de nos enfants. J’irai bientôt leur parler. J’irai parler à nos parents dans les quartiers afin de lutter contre le phénomène des enfants en conflit avec la loi. C’est important parce que s’il n’y a pas de sécurité, si nos populations ne se sentent pas en sécurité, comment pourront-elles penser à voter ? J’organiserai, dans les jours à venir, une campagne de proximité dans les quartiers », a fait savoir Clément Nabo.

B. V.