Côte d’Ivoire / Jacques Mangoua, cadre du PDCI, déféré au parquet de Bouaké, ce soir
Le président du conseil régional du Gbêkè a été déféré, ce lundi au parquet du tribunal de première instance de Bouaké suite à la découverte de machettes et munitions, à son domicile dans son village à N'guessankro, dans la sous-préfecture de Bofokro, département de Béoumi.
L’information a été donnée par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Bouaké, Koné Braman au cours d’un point de presse dans ses bureaux.
Selon le chef du parquet, ces objets ont été découverts par Laurent Kouakou Yao, gardien de la maison. Informé, Koné Braman s'est rendu sur les lieux, le mardi 24 septembre pour mieux appréhender les faits et procéder à une perquisition.
« Au cours de cette perquisition, aucun objet intéressant notre enquête n'a été trouvé. Il convient à préciser qu'aucune trace n'a été observée sur le mur qui a une hauteur de 3 mètres surmonté par des pointes de sécurité », a indiqué le procureur.
Il est reproché à Jacques Mangoua la détention illégale de munitions d'armes de guerre. Il a aussi précisé que Jacques Mangoua ne l'a jamais appelé pour l’informer de cette situation.
Selon Koné Braman, « le président Jacques Mangoua a confirmé cela pendant son audition contrairement à ce que disent ses partisans », a-t-il précisé.
Concernant la plainte dont a parlé son deuxième Vice-président, Nestor Kouadio, le procureur Koné Braman fait savoir à la presse que la plainte du président Jacques Mangoua qui se trouve dans les dossiers du parquet, date du 26 septembre 2019 et fait cas des menaces par des messages. Il n'a jamais porté une plainte s'agissant de la découverte d'arme à son domicile.
« Ainsi, faute d'avoir rapporté la preuve de ce qu'il n'est pas le propriétaire des munitions découvertes, à son domicile, Jacques Mangoua sera traduit devant le tribunal correctionnel suivant la procédure de flagrant délit. Dès ce soir, il sera déféré au parquet pour être entendu le jeudi 3 octobre 2019 être transféré à la prison civile et correctionnelle de Bouaké », a indiqué, le procureur de Bouaké, Koné Braman.
O. K.





