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Le verdict dans l’affaire de détention illégale de munitions est tombé à l’issue du procès en correctionnel au tribunal de première instance de Bouaké (centre) du président conseil régional de Gbêkê, Mangoua Jacques. Le jury a requis contre lui cinq années de prison ferme assorties d’une amende de cinq (5) millions de FCFA et cinq (5) années de privation de ses droits, après pratiquement une journée de plaidoiries.

Les faits reprochés au président du conseil régional ont été qualifiés de détention illégale de munitions d’armes de guerre et d’armes blanches (machettes) sans autorisation administrative par le jury commis au procès, requérant par la même peine de 5 ans d’emprisonnement et d’une amende de 5 millions de FCFA.

Après quelques questions aux témoins notamment le chef de tribu Nanan Mangoua ll, cousin de Jacques Mangoua et son concierge. Monsieur Jacques Mangoua, à la barre dit ne pas reconnaître les faits qui lui sont reprochés. « Je ne suis pas le propriétaire de ces objets. Je n'étais pas là quand ces objets ont été déposés chez moi à la maison ». Ces réponses n’ont pas convaincu le procureur de la République qui a requis 5 ans d'emprisonnement ferme contre le prévenu.

Malgré la plaidoirie de la défense, la présidente du tribunal, Affian Adou a, après délibération, condamné Jacques Mangoua à 5 ans d'emprisonnement ferme, 5 millions d'amende et 5 ans de privation de ses droits. A la suite de ce procès, le chargé de mission de Jacques Mangoua, Moïse Amani a été condamné à 6 mois de prison ferme pour diffamation d'information sur une chaine privée

Une décision qui, pour ses avocats, maîtres Luc Adjé, Claver N'dri, Siméon Brou et Sui Bi, reste injuste, en dépit du fait qu’ils ont fait mains et pieds pour le disculper. Ainsi, ont-ils décidé de faire appel de la décision rendue par le tribunal de première instance de Bouaké en sa chambre correctionnelle.

H.D.