Côte d’Ivoire / Les enjeux politiques et électoraux des consultations locales de 2023
Les Ivoiriens seront invités à renouveler les instances des structures décentralisées qui sont en charge de la gestion quotidienne des collectivités pour le bien-être de leurs populations.
Au-delà de ce renouvellement institutionnel, les observateurs avisés de la politique nationale, les partenaires au développement et les leaders politiques de premier plan jouent gros.
C’est une nouvelle carte politique de notre pays qui se dessinera lors des élections locales avec en ligne de mire la présidentielle de 2025 qui aura lieu dans deux ans.
Les élections locales à venir permettront de juger concrètement ce que pèse chaque formation politique auprès des électeurs. En effet, les élections locales sont considérées comme un texte politique pour les différentes formations qui aspirent à la gouvernance nationale.
Les observateurs nationaux et internationaux regarderont de près tous les détails afin d’éviter ce qui s’est passé lors des législatives dernier. L’opposition sait qu’elle n’a pas droit à l’erreur pour sa suivie politique, pour la reconquête du pouvoir d’Etat.
La crédibilité et la responsabilité de la CEI sont engagées pour la transparence des élections et surtout la publication des résultats issus des urnes.
Les acteurs politiques locaux doivent prôner un environnement électoral apaisé lors de la campagne électorale et la publication des résultats pour rassurer les partenaires au développement et les investisseurs à continuer à faire confiance à notre pays.
La jeunesse ivoirienne qui est un acteur incontournable dans la mesure où elle pèse 70% de la population électorale, doit prendre toute sa place lors des élections locales afin de porter son choix sur les élus locaux dont le projet de société est axé sur la promotion et l’épanouissement de la jeunesse.
C’est pourquoi au-delà du folklore des campagnes électorales, la jeunesse doit jouer son destin car un mauvais choix des candidats aura un impact de 5 ans sur sa vie. La classe politique doit se montrer plus responsable et civilisée pour garantir un climat électoral apaisé. Nous souhaitons bonne chance à tous les candidats.
Lors des élections de mars 2001 sous la gouvernance du FPI, le RDR dont le mentor avait été écarté lors de la présidentielle de 2000, a rebondi lors des élections locales en remportant plus de 64 communes, devenant ainsi la première formation politique du pays. C’est avec ce résultat irréfutable que le RDR allait convaincre l’opinion nationale et internationale de son statut de leader de la classe politique afin de justifier l’injustice faite à son leader politique.
C’est en connaissance de cause que le parti au pouvoir mettra tout en œuvre pour consolider son acquis en terme de majorité des communes et régions pour démontrer auprès des partenaires et observateurs internationaux, sa majorité pour son maintien lors de la présidentielle de 2025.
Adou Evariste
Analyste Politique





