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Alassane Ouattara prêtera serment, le lundi 8 décembre 2025 pour entamer un nouveau mandat présidentiel.

Au regard des conditions dans lesquelles il a été élu, il serait souhaitable qu’il pose un geste fort d’apaisement envers l’opposition afin de ramener la paix, de renforcer la cohésion nationale et de promouvoir la démocratie dans notre pays. Ce geste permettrait également de rassurer les partenaires techniques et financiers sur la stabilité politique de la Côte d’Ivoire.

Notre pays, à chaque élection présidentielle, enregistre des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels.

Il est donc urgent que les différents acteurs politiques et de la société civile initient une série de rencontres pour mettre un terme à ces violences récurrentes et rassurer les populations, qui aspirent à vivre dans la paix et le vivre-ensemble.

Des pays comme le Sénégal, le Ghana ou le Nigeria organisent des scrutins pacifiques, sans morts ni destructions. Pourquoi la Côte d’Ivoire ne s’inspirerait-elle pas de leurs mécanismes d’organisation électorale, afin de rompre avec la spirale conflictuelle qui accompagne trop souvent nos élections ?

La Côte d’Ivoire occupe une place importante au sein de la CEDEAO et de l’UEMOA. Cependant, les crises successives enregistrées depuis l’avènement du multipartisme ont fortement freiné notre développement humain et économique.

À titre d’exemple, la Corée du Sud, qui avait un niveau de développement comparable au nôtre dans les années 1960, nous a largement dépassés.

Ce retard s’explique en partie par le déficit de démocratie et de gouvernance inclusive, marqué notamment par l’exclusion de certains candidats lors des élections, source de tensions dans la société ivoirienne.

La communauté internationale doit également apporter sa contribution à une meilleure gestion des processus électoraux, gage de stabilité politique.

Sans élections crédibles et transparentes, notre pays restera exposé à des conflits compromettant la cohésion sociale et le vivre-ensemble.

Aujourd’hui, les institutions internationales accordent une attention particulière à la crédibilité des scrutins, à la bonne gouvernance et à la promotion des droits humains.

C’est pourquoi la Côte d’Ivoire gagnerait à redorer son image démocratique, condition essentielle pour son rayonnement au sein du concert des nations.

 

Evariste Adou

Analyste politique