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Disparu des radars depuis 2008, le groupe ivoirien revient plus affûté que jamais. ''Sawa'', son nouveau maxi single, marque la renaissance d’une école musicale qui a formé Daloba Kouyaté, Kady Doumbia, Petit Papou. Avec Rizo Diabaté et Sekou Ouattara aux commandes, Zagazougou veut prouver que le manding n’a pas pris une ride.      

Le silence est ainsi rompu. Dix-huit ans après leur dernière apparition, Zagazougou remet le couvert. La légende manding de la musique ivoirienne annonce son grand retour avec un maxi single intitulé "Sawa". Un retour aux sources, porté par les deux derniers fondateurs encore debout et une nouvelle génération façonnée à leur école.

Créé en 1988, le groupe explose en 1992 avec l’album "Saya". S’en suit une tournée européenne qui impose sa signature : un manding brut, ancré dans la tradition, mais ouvert au monde. Zagazougou ne s’est jamais contenté d’être un groupe. C’est une fabrique de talents. Daloba Kouyaté, Kady Doumbia, Petit Papou, Korotoumou Camara, Ladji Ouattara : tous sont passés par son moule. Une sorte d’héritage transmis de main de maître. Le temps a fait son œuvre. Koro Ouattara, Preka Ouattara, Moustapha Ouattara, Mariam Omaria, Ramata Porgo, Yacouba Koné, Moussa Doumbia, Mamadou Diabaté, Aboubacar Sidibé dit Fazer… La liste des disparus est lourde. Il reste deux gardiens du temple : Diabaté Moussa dit Rizo et Sekou Ouattara. C’est sous leur houlette que Zagazougou veut renaître de ses cendres. A leurs côtés, une nouvelle vague composée de Mariam Kourouma, Madina Diarra, Doudou Fall, Mamou Kourouma, Papa Diarra, Chikito Touré, Aboubacar Sylla.

« Zagazougou, c’est une école qui forme, fait ressortir les talents et les met en lumière », résume le manager général. Mariam Kourouma et Madina Diarra, déjà repérées, incarnent cette continuité vocale et scénique. Le maxi single Sawa est déjà sur toutes les lèvres. Fidèle à l’ADN du groupe, le projet marie percussions manding, chœurs puissants et arrangements modernes. Rizo Diabaté et Sekou Ouattara y posent leur voix, épaulés par la nouvelle garde.

Zagazougou veut montrer que la musique manding peut encore frapper, danser, parler à la jeunesse, sans renier ses racines. Dix-huit ans d’absence n’ont rien effacé. Au contraire. Zagazougou revient pour rappeler que certaines légendes ne meurent pas. Elles se transmettent.

Adama Coulibaly