Cour africaine des droits de l’homme et des peuples de l’Union Africaine : Le Juge ivoirien, Sylvain Oré, Président
Depuis ce lundi, 5 septembre, le juge ivoirien (2è à partir de la droite sur la photo)préside aux destinées de cette importante institution panafricaine, basée en Tanzanie.
Au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée au siège de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples de l’Union africaine (Cadhp), ce lundi après-midi, Sylvain Oré, qui siège dans cette institution de l’organisation panafricaine depuis 2010, a été désigné à l’unanimité des juges, Président de la Cour, pour un mandat de deux ans, renouvelable, une seule fois. Il aura pour vice-Président, le kenyan, Ben Kiokio.
Deux ans plus tôt, la Cadhp était présidée par Augustino Ramadhani (Tanzanie) et avait comme vice-présidente, Elsie Thompson (Nigeria).
La cérémonie du jour a démarré par la prestation de serment de deux nouvelles juges qui viennent de faire leur entrée dans cette Cour. Il s’agit de Marie-Thérèse Mukamulisa, du Rwanda et de Suzanne N’tyam Ondo Mengue, du Cameroun.
De deux, la Cadhp passe ainsi à trois femmes avec le départ de la vice-présidente Thompson du Nigeria qui y a passé dix ans.
La Cour africaine des droits de l’homme et des peuples de l’Union africaine a pour mission de compléter le mandat de protection de la commission africaine des droits de l’homme et des peuples en renforçant le système de protection des droits de l’homme en Afrique et en veillant, par ses arrêts, à l’application de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples ainsi que les autres instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme. Sa vision est donc celle d’une Afrique dotée d’une culture pérenne des droits de l’homme.
La Cour est composée de onze (11) juges ressortissants des Etats membres de l’Union africaine et élus à titre individuel pour un mandat de six (6) ans.
Il s’agissait, ce lundi, de renouveler le bureau de la Cour avec le départ de deux membres (le président et sa vice-présidente) et d’enregistrer l’entrée de quatre nouveaux juges. Deux ont été pourvues (Rwanda et Cameroun). Deux restent à pourvoir, probablement en janvier prochain et pourraient être des femmes, car la Cadhp de l’institution panafricaine, a inscrit en lettre d’or, la lancinante question du genre ; voir de la parité.
Depuis novembre 2006, date à laquelle la Cour a démarré ses activités, seuls 30 des 54 États membres de l’Union africaine ont ratifié le Protocole et de ces 30, seulement huit (8), ont fait la Déclaration prévue à l’article 34 (6) du Protocole, qui permet aux individus et aux Ong, de saisir directement la Cour.
La Cour tient quatre sessions ordinaires par an et peut tenir des sessions extraordinaires.
S.N. envoyé spécial en Tanzanie





