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Bonne nouvelle pour les 3000 victimes de la crise postélectorale. Un fonds de 800 mille Euros soit 524 millions de francs CFA, a été dégagé pour leur indemnisation. La révélation a été faite, ce jeudi 1er mars 2018 à l’occasion du lancement des activités de la commémoration du 20ème anniversaire du Statut de Rome, à la Maison de la Presse,  inscrit dans le cadre d’une action de sensibilisation des journalistes à promouvoir la justice pénale internationale.  « Pour le cas de la Côte d’Ivoire, le fonds dispose d’un budget de 800 mille Euro pour porter assistance et réparation aux victimes dûment identifiées », a informé Zadi Zadi Patrick, agent terrain au fonds au profit des victimes au cours de l’atelier d’échanges initié par le bureau de la Cour Pénale internationale en Côte d’Ivoire avec les journalistes, dont le Représentant/chef  Sangaré Nouhoum, a présenté comme étant la première étape d’une série de rencontres avec les communautés et l’ensemble de la société civile.  A en croire Mr Zadi Zadi Patrick, les zones concernées par cette indemnisation sont le centre, le nord et l’ouest, suite à une mission évaluation dans les mois de janvier et février 2017.  Toujours relativement à la thématique des droits des victimes devant la Cour, Soro Nahouala, officier adjoint terrain en charge de la participation des victimes et réparation, a révélé que 727 victimes ivoiriennes de la crise postélectorale participent au procès combiné de l’ex-président Laurent Gbagbo et Blé Goudé qui se tient à la Haye. Aussi, fait-il remarquer que ces  727 personnes sont celles qui ont réussi aux tests de remplissage de formulaires de demande à cet effet. Selon les explications des panelistes au nombre de six (06), de manière générale, ces victimes n’ont pas à se rendre au siège de la Cour si elles n’ont pas l’intention de le faire. « Les représentants légaux des victimes (avocats, juges, ou procureurs) se chargent de présenter à la Cour leurs vues et préoccupations », poursuivent-ils en chœur. Toutefois, il y a des victimes qui sont appelées à comparaître en qualité de témoin pour  l’accusation et la défense. Pour rappel, le Statut de Rome instituant la Cour pénale internationale a été adopté par 120 Etas le 17 juillet 1998, et  est entré en vigueur le 1er juillet 2002.

D.V.K