1552_paix-retrouvee.jpg

La paix est revenue de façon définitive à la frontière Ivoiro-malienne. La semaine dernière, l’évènement a été célébré en présence de personnalités ivoiriennes et maliennes.

Les populations ivoiriennes et maliennes fument ainsi désormais le calumet de paix à leurs frontières respectives. Un conflit vieux de plus deux décennies. Et finalement la paix des braves a été célébrée la semaine dernière dans la ville de Fakola.

Mais cette harmonie est l’œuvre de personnes rompues à la négociation. Des personnes en qui les deux protagonistes vouent une confiance entière. Il s’agit du lieutenant-colonel Koné Zakaria. Avant lui plusieurs cadres ont tenté de ramener la paix mais en vain. Avec son savoir-faire et sa proximité avec les populations, le lieutenant-colonel a su rapprocher les parties en conflit.

 

Des pourparlers menés sans tambours ni trompettes. Après deux longues années de négociation, chaque camp a enterré la hache de guerre. A la célébration de cette paix retrouvée, la Côte d’Ivoire était représentée au plus haut niveau par la ministre Mariatou Koné, le préfet d’Odienné représentant du ministre de l’Intérieur et le négociateur en personne.

 

Du côté du Mali, les  ministres de la Sécurité et du Territoire, celui de l’habitat, les préfets de Sikasso et Kolondjèba et hommes politiques ont répondu à l’appel de la paix. Pour le colonel, seul le dialogue réunit les peuples. « Rien ne vaut le dialogue. Tous les conflits finissent par le dialogue. Il est donc important de commencer par le dialogue », a exhorté le négociateur.

 

Avant cette action, il y a eu la réconciliation à Boundiali entre les chasseurs traditionnels. Cette guéguerre a finalement eu des conséquences sur l’harmonie entre les fils et filles de la région. Cette crise a duré dix bonnes années. Le colonel avec son savoir-faire a réussi à éteindre le feu.

 

Les populations vivent désormais en parfaite symbiose. Une action menée avec la ministre Mariatou Koné. La ministre n’a pas caché sa joie de voir tous les peuples parler de paix. « La paix est une denrée rare. Il faut la cultiver de façon constante. Sans la paix, il ne peut y avoir de développement. Je rends hommage au colonel Koné qui a su négocier cette paix », s’est-elle réjouie.

sercom