Côte d’Ivoire / Affi N’guessan retrouve la liberté, après 7 semaines de détention
Arrêté, le vendredi 6 novembre 2020, Affi N’guessan Pascal, président du Front populaire ivoirien (FPI) peut humer à nouveau l’air de la liberté. Le porte-parole de l’opposition ivoirienne,été libéré ce 30 décembre 2020 après 7 semaines de détention.
Placé sous mandat de dépôt après son interpellation, Affi N’Guessan a été présenté, ce mercredi 30 décembre 2020 devant le juge d’instruction.
L’opposant a comparu pour la deuxième fois devant le juge du 9ᵉ cabinet de la cellule spéciale du tribunal de première instance d’Abidjan.
M. Affi, candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, a refusé de participer au scrutin, de même que l’ancien président, Henri Konan Bédié, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), estimant que les conditions n’étaient pas réunies pour une élection crédible, tout en appelant à une désobéissance civile et à un boycott actif des élections du 31 octobre 2020.
Porte-parole de l’opposition ivoirienne avait été arrêté dans la nuit de vendredi à samedi 7 décembre 2020 à Akoupé (100 km au nord d’Abidjan) après la traque lancée par le régime contre les leaders du Comité national de transition présidé par Henri Konan Bédié.
Le président du FPI était poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation en l’occurrence :
– Actes de terrorisme
– Attentat et complot contre l’autorité de l’État
– Meurtres
– Vol et vol en réunion avec violence portant sur du matériel électoral et divers autres bien
– Destruction volontaire de biens immeubles appartenant à une personne morale de droit public et de biens meubles (matériel électoral, incendie et destruction de véhicules appartenant à autrui
– Incendie volontaire de moyen de transport public de personnes, de biens immeubles ainsi que de divers autres biens appartenant à autrui
– Pillage de marchandises et de propriétés immobilières
– Coups et blessures volontaires
– Organisation et participation à un mouvement insurrection
– Organisation et participation à une manifestation non déclarée ou interdite
– Perturbation de réunions ou d’assemblées, provocation au crime de meurtre
– Apologie du crime de meurtre
– Atteinte aux opérations électorales et à l’exercice du droit de vote, publication et divulgation de nouvelles fausses





