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Le père Basile Diane, curé de la paroisse de Moossou, a décidé d’ajouter un autre combat à sa lutte contre pour le respect de la constitution et de la parole donnée. L’homme de Dieu va aussi s'engager dans le social par la création d’une banque alimentaire.

 

Qu'est-ce qui explique votre silence. Le temps des regrets ?

 

Absolument pas. Je suis là, je me porte bien. Je suis seulement à un autre stade de mon combat avec toute l'Eglise catholique de Côte d'Ivoire pour la promotion intégrale de l'homme et de tout homme. Je ne regrette nullement d'avoir mené au nom de la vérité et de la lumière du Christ, ce combat pour le respect de la constitution et de la parole donnée.

 

Sentez-vous quelque part avoir échoué dans votre combat comme vous dites?

Oui, un peu surtout avec une opposition qui n'honore point la fraîche mémoire des nouveaux martyrs de la démocratie ivoirienne. C'est triste d'être témoin de cette navigation à vue de ces reniements humiliants et indignes et de tout ce théâtre autour des postes du prestige personnel et du bien-être clanique. Notre pays fait trop pitié au niveau politique.

 

Vous faites quoi alors face à ce sombre tableau ?

J'ai décidé de beaucoup prier pour la conversion véritable de tous les acteurs politiques et de m'engager un peu plus dans le social. Je fais ouvrir à cet effet une banque alimentaire où tous ceux qui ont faim, sans distinction de race, d'ethnie ou de religion, viendront s'approvisionner en vivres. Je me suis rendu compte qu'au delà des discours, les gens ont faim et cela m'est insupportable. J'en appelle à toutes les bonnes volontés pour soutenir ce grand projet.

Entretien réalisé par A.K.