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Après la mise en place du Conseil National de Transition, ceci suite à la victoire du président Alassane Ouattara à la présidentielle du 31 octobre 2020, des arrestations ne font que s’observer dans le rang des opposants ivoiriens. Un fait qui a suscité la colère du président du CNT, Henri Konan Bédié, qui traite les forces de l’ordre étant sous ordres du pouvoir.

C’était ce dimanche 8 novembre 2020, à travers un message sur compte Facebook que le président du gouvernement de transition ivoirien, Henri Konan Bédié s’est laissé entendre. Ce dernier exige libération des opposants arrêtés et la levée du blocus de leurs résidences.

Bien qu’il soit sous surveillance depuis après la mise en place du CNT dont il est président, Henri Konan Bédié se dit soucieux de la restauration de la démocratie et de l’État de droit en Côte d’Ivoire. A l’en croire, les forces de l’ordre ne font qu’obéir aux ordres du pouvoir en place, ignorant les droits humains. « Aujourd’hui, les forces de l’ordre agissent comme des milices faisant fi des droits humains. Des opposants, de Pascal Affi N’Guessan à Maurice Kakou Guikahué, sont déportés et emprisonnés pour leurs idées », peut-on lire sur la page du président du Conseil National de Transition.

L’ancien président ivoirien, Henri Konan Bédié, n’a pas manqué d’évoquer le silence de la communauté internationale face aux actes inhumains causés par la troisième république de Ouattara, une république qui est nulle, selon l’opposition. « Ce régime de la peur instauré par Alassane Ouattara montre à quel point la répression a pris le pas sur la démocratie, au vu et au su de la communauté internationale qui ne réagit pas », a-t-il fait savoir.

Il a pour clore ses propos, exigé la libération des opposants et la levée des blocus autour de leurs résidences. « J’exige une nouvelle fois la libération des opposants et la levée des blocus autour des résidences des opposants. Nous appelons les ONG et organisations internationales à dénoncer la dictature qui s’installe en ce moment même en Côte d’Ivoire », a-t-il conclu.

Rappelons que depuis après la proclamation de la Commission électorale indépendante (CEI), qui déclare Alassane Ouattara président de la République pour une troisième fois de suite, et la mise en place du CNT par l’opposition, des arrestations arbitraires ne font que s’observer en Côte d’Ivoire. Mais jusque-là, les organisations internationales n’ont pas encore tranché.