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Le Vice-président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) l’a échappé belle. Jacques Mangoua a été condamné par la Cour d’appel de Bouaké (centre, 336 km d’Abidjan), ce mardi 30 mars 2021, à 36 mois d’emprisonnement dont 24 mois avec sursis et il reste en liberté provisoire.

« La Cour vous condamne à 36 mois dont 24 avec sursis », a déclaré le président de la Cour d’appel de Bouaké, Tahirou Dembélé, lors de l’audience d’appel qui s’est tenue au Palais du tribunal de première instance de Bouaké en présence du concerné.

Toutefois, la condamnation pécuniaire et la privation de ses droits civiques ordonnées en première instance, n’ont pas été levées lors de cette audience d’appel.

La lecture de ce verdict qui a duré a peine deux minutes, n’a pas permis au Vice-président du PDCI et président du Conseil régional du Gbèkè, de s’exprimer. Son avocat, Me Siméon Brou n’a pas voulu non plus s’exprimer.

Cependant, après l’audience, un proche de M. Mangoua, joint au téléphone par le confrère de Lebanco, a affirmé que le président du Conseil régional de Gbêkê allait se pourvoir en cassation pour protester contre le maintien de la privation de ses droits civiques qui l’empêche de reprendre la tête du Conseil régional.

Jacques Mangoua Koffi Saraka avait été condamné, le jeudi 3 octobre 2019, par le tribunal de première instance de Bouaké à 5 ans d’emprisonnement ferme pour détention illégale de munitions de guerre, de machettes et de munitions de calibres 12. Mais depuis le 31 mars 2020, il bénéficie d’une liberté provisoire. Les armes avaient été trouvées à sa résidence dans son village, N’guessankro (situé à une cinquantaine de km à l’ouest de Bouaké). Informé de la présence du colis suspect en sa résidence, il avait pris le soin de saisir le procureur de Bouaké avant de porter plainte, disant ne rien savoir de l'origine de ces armes. En outre, la découverte a été faite en son absence.