Côte d’Ivoire / Interdiction des sirènes, gyrophares et avertisseurs spéciaux : Les personnalités pas concernées
Le Conseil des ministres de ce mercredi 26 mai a décidé de maintenir la pression sur l’interdiction de l’utilisation des sirènes, des gyrophares et des avertisseurs spéciaux pour les hautes personnalités de l’Etat à l’exception du Président de la République, du Premier ministre, des Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat.
Cependant, les unités des Forces de Défense et de Sécurité en intervention, les sapeurs-pompiers, les ambulances en intervention et les cortèges des hautes autorités étrangères en mission officielle sont autorisés à les utiliser.
Le président ivoirien, Alassane Ouattara, avait interdit l’usage des sirènes aux membres du gouvernement, le mercredi 29 avril 2021 à Abidjan, à l’occasion d’une cérémonie de signature de la charte de bonne gouvernance, en marge du conseil des ministres présidé par ses soins. Estimant qu’elles sont source de nuisances sonores.
« Je note que pour les nouveaux ministres, j’entends beaucoup de sirènes en ville. J’ai demandé qu’on arrête l’utilisation des sirènes. Je vais prendre un décret pour le faire savoir parce que je crois que je l’ai dit de façon nuancée la dernière fois, mais comme les nouveaux ministres n’ont pas suivi les différentes interventions, les sirènes sont vraiment sources de nuisances pour les populations », a déclaré M. Ouattara.
« Moi je ne les utilise pas, en tout cas très rarement. J’ai donné des instructions de ne pas les utiliser. De grâce plus de sirènes, de toutes les façons nous allons les supprimer. Nous allons revoir la question de la sécurité des hautes personnalités dans les prochaines semaines, peut-être même demain, à l’occasion du conseil national de sécurité. Nous sommes là pour servir les populations, les ivoiriens et rien ne doit être fait pour les agacer », a poursuivi le chef de l’Etat.
Selon M. Ouattara, cet instrument sonore est agaçant pour les populations. « Je ne sais pas si c’est une manifestation de pouvoir, mais il faut que ça s’arrête », s’est-il exprimé. Il a assuré que le gouvernement va reprendre son rythme effréné de travail comme il y a de cela un an. « On avait baissé un peu le rythme à cause des élections, depuis le mois de mars de l’année dernière. L’activité reprendra encore avec beaucoup plus de dynamisme et beaucoup d’heures à consacrer », a-t-il conclu.





