Côte d'Ivoire / Le discours de Marcel Amon Tanoh qui a fait mal au RHDP
Pour son premier meeting, l’ancien ministre ivoirien des Affaires étrangères a surpris plus d’un par la dureté et la virulence de ses propos, samedi dernier au stade Félix Houphouët-Boigny. Dangereusement remonté contre son ancien patron, le président ivoirien, Marcel Amon Tanoh a atteint le RHDP et ses suiveurs dans leur cote. Son discours en intégralité.
« On n'est pas venu ici (Ndlr au stade) aujourd'hui pour parler beaucoup. Le président Bédié est là. Alassane Ouattara est vivant. Celui qui a fait des va et vient entre les deux hommes ces dix dernières années, c'est votre serviteur. S'il y a quelqu'un qui sait ce qu'ils se sont dit de 2011 à 2019, c'est votre serviteur. Le temps de parler viendra. Ce que je peux vous dire aujourd'hui, c'est que celui qui n'a pas tenu ses engagements je le connais. Nous sommes venus ici pour dire un seul mot, pour dire non à Alassane Ouattara. Son 3ème mandat est inconstitutionnel. Lui-même nous a dit en 2016 au moment du vote de cette constitution que cette constitution ne l'autorisait pas à se présenter à un 3ème mandat. Nous avons fait campagne avec ce slogan. Il est écrit sur ce slogan du Rhdp de l'époque : ‘’Cette Constitution ne permet pas au président Ouattara de faire un 3ème mandat. Cette Constitution n'annule pas cette disposition de la constitution précédente’’. Alors il nous aurait fait mentir? Je vous le dis il a peur, il a peur de cette Côte d'Ivoire que nous voulons représentative. Il a peur de la Côte d'Ivoire de la majorité. Il a peur de la Côte d'Ivoire plurielle elle est là, devant vous. Regardez-les. Je ne peux pas vous citer tous les leaders qui sont là. En réutilisant la Côte d'Ivoire de l'indifférence, sachant se mettre ensemble pour l'intérêt de la Côte d'Ivoire. Sachant se mettre ensemble pour défendre l'appel à la désobéissance civile. C'est un appel pacifique à ne pas verser le sang des Ivoiriens. Aucun Ivoirien ne ferait à ses frères Ivoiriens ce qu’Alassane Ouattara nous fait. Aucun Ivoirien ne prendrait la Côte d'Ivoire en otage. Nous sommes la Côte d'Ivoire de la majorité. Nous sommes la Côte d'Ivoire de la force tranquille. Nous sommes la Côte d'Ivoire de l'arme des forts.
L'arme des forts, c'est le dialogue. Et l'arme des forts, le dialogue, aura raison sur l'arme des faibles. L'arme des faibles, c'est la force, ce sont les armes, ce sont les chars, ce sont les militaires qui sont déployés aujourd'hui (Ndlr samedi) dans les rues pour vous empêcher d'arriver ici (Ndlr :au stade). Mais vous êtes quand-même venus. Disons à tous ceux qui sont dehors, qui sont aux abords qu'on empêche de rentrer, il y a une certaine de cars venus d'Aboisso, de Bianoua qui sont bloqués à l'entrée de Bassam. Disons leur de ne plus avoir peur. Nous sommes prêts à mourir pour notre pays, pour libérer notre pays de la dictature d'Alassane Ouattara. Nous ne reculons plus devant rien. Nous sommes débout. Nous en avons marre..... le pays de la fraternité, le pays de la liberté, le pays de l'amour ».
Propos recueillis par Djè Km





