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Le procès de Guillaume Soro et ses proches poursuivis pour des faits de complot contre l'autorité de l'État, d'intégrité du territoire national s’est ouvert, ce mercredi 19 mai 2021 au tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau. Dans le box des accusés, 14 personnes étaient présentes sur les 20 concernées.


 

Guillaume Soro, Affoussiata Bamba-Lamine, Touré Moussa, Fofana Issiaka, Sess Soukous Mohamed, Zébré Souleymane n'étaient présents au tribunal en raison de leur absence du pays.

Parents, amis et connaissances des détenus ont effectué massivement le déplacement du Tribunal pour assister à cette première audience. Face à l'exiguïté de la salle, certaines de ces personnes qui ont effectué le déplacement ont été obligés de suivre le procès hors de la salle.

Fait marquant, le Procureur de la République, Adou Richard-Christophe était lui-même à la manœuvre et un détenu a comparu libre, Traoré Babou.

Face à l'absence de Guillaume Soro et ses 5 coaccusés qui sont en exil en France, le juge Charles Bini a demandé au Procureur de la République la conduite à tenir.

« Nous avons régulièrement convoqué les prévenus. Des mandats d'arrêts leur ont été décernés et sont revenus non exécutés », a précisé, le Procureur de la République. En retour, le juge a dit prendre acte de la réponse du Procureur Adou Richard-Christophe.

Suite à la lecture de lettre de renvoi, maître Diallo a pris la parole pour dénoncer le fait que ce document ne figurait pas dans les dossiers et a reproché au juge de n'avoir pas pris l'identité des prévenus.