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Les membres de l’opposition réunis au sein de la Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix (CDRP) se sont réunis, ce vendredi 13 novembre 2020, à l’invitation du président Henri Konan Bédié. Ils ont posé plusieurs préalables pour la reprise du dialogue avec le pouvoir. Extrait de leur déclaration.

 

II) PREALABLES A LA DISCUSSION

La CDRP exige compte tenu de l’environnement actuel et de ce qui précède, que les conditions qui suivent soient satisfaites avant toute discussion. Nul ne peut et nous citons « ……. aller à une table de négociation en étant bâillonné, privé de ses droits élémentaires et de sa liberté de mouvement ». (Déclaration du PDCI-RDA en date du 11/11/2020)

 

C’est pourquoi, avant toute discussion, le CDRP demande :

La levée définitive du blocus autour de la résidence du Président Henri Konan ;

La levée définitive du blocus autour des résidences de tous les leaders des partis politiques de l’opposition, notamment celles du Pr Maurice KAKOU GUIKAHUE, du Dr Assoua Adou, de messieurs Affi N’Guessan, Albert Mabri Toikeusse et Hubert Oulaye ;

La libération de tous les responsables et militants des partis politiques de l’opposition, ainsi que les acteurs de la société civile, injustement et illégalement incarcérés, dont le Pr Maurice KAKOU GUIKAHUE, M. N’Dri Pierre Narcisse, le Président Félicien Sékongo, le ministre Alain Lobognon, Député à l’Assemblée Nationale, Mmes Anne Marie Bonifon, Pulcherie Gbalet, Valérie Yapo, Mr Assi N’Guessan, les Sénateurs Seri Bi N’Guessan et Bassy Koffi ;

Le retour sécurisé de toutes les personnalités maintenues en exil au mépris de l’article 22 de notre loi fondamentale, dont le Président Laurent Gbagbo, le Président Soro Kigbafori Guillaume, le Ministre Charles Blé Goudé et le Maire Akossi Bendjo ;

La cessation de toutes les poursuites judiciaires contre les responsables et militants de l’opposition, ainsi que les acteurs de la société civile ;

Le retour à un fonctionnement normal des partis politiques de l’opposition, avec un libre accès à leurs locaux ;

La création d’une commission d’enquête internationale sur les événements survenus dans notre pays depuis le mois d’août 2020 et la mise en place de dispositions permettant d’indemniser les victimes ;

La libération de tous les prisonniers politiques et militaires du conflit post électoral de 2010 ;

Le démantèlement des milices du régime RHDP.

En outre, les autres partis membres de la CDRP réaffirment la nécessité du dialogue inclusif et son élargissement à l’ensemble des personnalités et des plateformes et partis politiques de l’opposition rassemblés autour du Président Henri Konan BEDIE tel que rappelé par le communiqué du PDCI-RDA, en date du 11 novembre 2020.

 

III) PROBLEMES DE FOND ET PERSPECTIVES

Les problèmes politiques soulevés par la CDRP et toute l’opposition ivoirienne que le pouvoir du RDHP a rejetés du revers de la main demeurent et sont donc à résoudre pour inscrire notre pays dans un état de droit et ramener les conditions d’une paix définitive et durable. Il s’agit de :

strict respect des dispositions de la Constitution de 2016 ;

L’invalidation du scrutin du 31/10/20020 ;

La reprise des discussions sur la CEI et la réforme de cet organe ;

La dissolution et réforme du Conseil Constitutionnel ;

L’audit de la liste électorale ;

La CDRP consciente de ses responsabilités historiques informe ses militants et sympathisants qu’elle a pris la décision de maintenir le mot d’ordre de désobéissance civile dans le respect de la non-violence et de la paix.

Fait à Abidjan le 13 novembre 2020