L’administration pénitentiaire a pris un arrêté interdisant les visites aux personnes en détention dans les prisons depuis l’apparition du premier cas de la covid-19 en Côte d’Ivoire le 11 mars 2020.
L’action des chrétiens pour l’abolition de la torture, section Côte d’Ivoire (Acat-Ci) a plaidé récemment, auprès des autorités pénitentiaires pour la levée de la mesure interdisant les visites aux détenus. Le plaidoyer a été fait par Michel Kouadio, coordonnateur juridique des projets au sein de ladite organisation, à l’occasion de la célébration de la 72e Journée internationale des droits de l’homme.
« La visite aux détenus est un droit fondamental qui contribue à l’équilibre psycho-social du détenu. Sa levée serait salutaire et soulagerait les détenus, ainsi que leurs proches », a-t-il fait savoir. Il a par ailleurs souligné qu’avec l’évolution de la situation sanitaire de la covid-19 dans en Côte d’Ivoire, marquée par un très faible taux de contamination, il incombe de s’habituer à vivre avec cette maladie dans le respect strict des mesures barrières (port de masques, lavage des mains, distanciation sociale etc.).
« Avec nos partenaires, nous avons mené conjointement une campagne de dons alimentaires et de prévention covid-19 au sein des 34 maisons d’arrêt du pays. Ce, grâce au soutien de la délégation de l’Union Européenne en Côte d’Ivoire », a-t-il informé.
Michel Kouadio, qui était assisté du coordonnateur financier des projets Acat-Ci, Francis Koné, a également indiqué que la célébration de la Journée internationale des doits de l’homme est l’occasion de rappeler les principes fondamentaux du respect des droits humains édictés dans la déclaration universelle des droits de l’homme.
Aussi a t-il relevé que les droits de l’homme étant un ensemble de prérogatives, dont jouit tout individu du fait de sa qualité d’être humain, ne peuvent faire l’objet d’un quelconque compromis, quel qu’en soit le lieu, la période et la circonstance. L’Acat-Ci a été sacrée lauréate 2020 du prix des droits de l’homme, décerné chaque année par le Conseil national des droits de l’homme (Cndh).
R. K.