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La 5e édition des journées des noirs en hommage aux 20 ans de la loi Taubira s’est déroulée, le 8 mai dernier au siège de l’Association des antillais et guyanais de Côte d’Ivoire (Aagci) à Cocody.

Plusieurs invités ont pris part à cette célébration ponctuée de conférence, d’animation et de convivialité. Rolande Eté, la présidente de l’Aagci et ses compatriotes ont mis les bouchées doubles pour remettre au goût du jour cette journée mémoire dédiée aux victimes noires.

Dans son adresse, Mme Eté a rappelé que la loi du 21 mai 2001 vise à la reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité dite loi Taubira, du nom de Christiane Taubira, députée de l'Assemblée nationale française, 1re circonscription de Guyane.

Pour elle, cette loi française concernant la reconnaissance, en France, est pratiquée à partir du xve siècle sur les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes. La loi a été adoptée par le parlement le 10 mai 2001 et promulguée le 21 mai 2001.

Depuis  2006, la date du 10 mai a été choisie  pour célébrer la Journée nationale des mémoires de la traite et de l'esclavage et de leurs abolitions. « Nous avons dédié la célébration à la femme parce que le 10 mai 2001, la loi Taubira a été promulguée pour lutter contre l’esclavage et le crime contre l’humanité. Et aussi à nos deux héroïnes la Mulâtresse Solitude et Lumina Sophie, des guerrières pendant l’esclavage.  C’est un devoir de mémoire qui est culturel aux Antilles et en Guyane. Il faut aussi le faire savoir à la Côte d’Ivoire qui nous accueille et nous offre une grande opportunité avant même les indépendances », a-t-elle expliqué.

Et de rajouter : « C’est avec joie que nous célébrons cette manifestation ici. Ce n’est pas une revendication revancharde. Nous voulons faire reconnaitre que l’esclavage à exister et a perduré. Nous voulons que cela ne se reproduise plus ».

Pour marquer d’une pierre blanche, R. Emilie et Georges Ravoteur, des Antillais vivant respectivement en Guinée et en Côte d’Ivoire ont lors de leur grand oral fait la présentation de l’œuvre ‘’ Les femmes et le système esclavagiste’’ de  Gilbert Pagot. Pour ces orateurs, la marginalisation du nègre a été abolie grâce aux mulâtresses qui ont su donner une chance à leurs progénitures pour éviter qu’ils subissent comme eux, le système esclavagiste. 

Aux côtés de ses hôtes, le conteur Froto Mougou a illuminé la partie avec ses représentations anti-esclavagistes. La cérémonie a été rehaussée de la présence du consul général de France, du directeur du livre et des arts Henri N’Koumo, de Marie Catherine Kouassi, Dg de Cocody Fm.

Aimé Dinguy’s N.