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L’ancien ministre des Affaires étrangères a fait des révélations sur les chefs qui prétendent l’avoir déchu de sa qualité de fils du Sanwi. Marcel Amon Tanoh qui recevait une importante délégation du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) venue lui apporter son soutien, après son discours mémorable du stade Félix Houphouët-Boign, le 10 octobre dernier, a expliqué les raisons de son départ du parti au pouvoir.

« Le roi du Sanwi, le chef du royaume, m’a appelé, hier (ndlr : vendredi 16 octobre). Quand on prend ceux qui ont parlé, ils sont tous déchus par le roi. Ce sont des gens qui ne sont pas aujourd’hui en fonction, ces prétendus chefs de canton y compris le chef du canton qui intronise le roi du Sanwi », a-t-il révélé. Avant d’expliquer.

« Vous voyez, c’est la différence entre la Côte d’Ivoire éduquée et la Côte d’Ivoire qui ne l’est pas. Aujourd’hui, c’est l’éducation qui fait la différence. L’éducation qui puise sa force dans les valeurs africaine, les valeurs ancestrales de la Côte d’Ivoire. Ces valeurs-là sont dans toutes les régions de Côte d’Ivoire. On nous a inculqué quelque chose : ‘’L’erreur est humaine, c’est persister dans l’erreur qui est diabolique’’. Je me suis trompé. Je le dis haut et fort pour que ce soit entendu, n’en déplaise à certains. Aujourd’hui, je reconnais publiquement m’être trompé », a-t-il confié.

L’ancien directeur de cabinet du président ivoirien donne sa vision de la politique.

« Nous voulons reconstruire la Côte d’Ivoire des valeurs parce que cette Côte d’Ivoire-là a existé. Cette Côte d’Ivoire de fraternité, de solidarité et d’amour. Que l’Ivoirien ait peur parce qu’il connait la honte. La honte évite beaucoup de choses. Je ne réponds jamais aux attaques. Je suis en politique depuis 40 ans pourtant je n’ai jamais répondu à une attaque. Je n’attaque pas. Mais j’ai le droit de porter un jugement sur des hommes politiques dans l’exercice de leurs fonctions surtout sur un élu que j’ai voté. Et c’est ce que j’ai fait. Deuxième chose, je ne dévoile jamais de secret, c’est un principe. Quand tu as connu des secrets dans la confiance, ce n’est pas parce que l’environnement change que tu dois trahir. Je ne trahirai pas en secret. J’ai rencontré le président Bédié à ma demande. Il était outré par ce qui s’est passé mais je l’ai rassuré sur mon état d’esprit », a-t-il informé.

A.K.