Benogôsso est un village d’éleveurs situé dans la commune de Port-Bouët. Dans les fins fonds du quartier Gonzagueville. Ce village paisible a malheureusement été le théâtre d’un drame, dans la nuit du lundi 24 au mardi 25 mai 2021. Un jeune de 23 ans a perdu la vie, tard dans la nuit. Ses collègues avec qui il partageait la chambre l’ont découvert inerte à leur réveil. Avec à ses côtés, une planche ayant servi à mettre fin à ses jours sur terre. L’auteur présumé de ce meurtre, le gardien des lieux, est pour l’heure porté disparu. Pour la survenue des fiats, il faut indiquer que le sieur Balla Demba est propriétaire d’un parc à bétails. Composé essentiellement de bœufs. Il recrute un personnel pour le fonctionnement de ce parc. Ce sont notamment un gardien pour assurer la protection des animaux et des bouviers pour les conduire durant la journée. La collaboration se passe bien. Seulement, l’un des bouviers a perdu de l’argent. Sans management, il accuse le gardien d’en être l’auteur de ce vol. Ce dernier qui n’apprécie pas d’être accusé à tort entre dans une colère noire. Il s’en suit une vive dispute. L’information parvient à leur employeur, Balla Demba. Par téléphone, il se fait expliquer la situation qui prévaut sur son parc. Il appelle chacune des parties au calme, précisant que le gardien qui a toujours fait preuve d’un comportement exemplaire ne saurait être le voleur de la somme égarée. Le propriétaire du parc promet trouver une solution lorsqu’il y sera le week-end, ces moments de visite au parc. Alors que tous pensent que l’affaire est ainsi réglée en partie, le gardien, lui, a la rancune tenace. Rien, ni même le parti pris de son patron pour lui, ne saurait le dissuader dans sa volonté de faire comprendre au bouvier que ce n’est pas tout le monde que l’on accuse de vol sans détenir de preuve. Epuisés par la longue marche de la journée avec les bœufs, les bouviers, au nombre de trois, sont endormis dans la chambre qu’ils partagent. Pendant ce temps, le présumé auteur attend de passer à l’action. Après s’être assuré que les occupants de la chambre sont véritablement dans les bras de Morphée, il s’empare d’une planche, prévue à cet effet, et porte un coup d’une extrême violence à son accusateur. Le choc est tel que la victime n’a pu pousser un cri de douleur. La mort ayant été instantanée. C’est au réveil que ses colocataires font le constat de l’horreur. La planche posée près du corps. Ils informent le propriétaire qui se charge de saisir la police. Qui a ouvert une enquête. Pour retrouver le gardien en fuite, et comprendre les circonstances de la mort du bouvier.

S. B.