Côte d’Ivoire-Présidentielle / Malgré les nombreux incidents, le Conseil constitutionnel valide l’élection de Ouattara
Le Conseil constitutionnel ivoirien n’a eu aucune peine ni aucun remord à valider l’élection du président sortant Alassane Ouattara à l’issue du scrutin contesté du 31 octobre 2020 par les populations ivoiriennes. Koné Mamadou a confirmé, ce lundi 9 novembre ainsi les résultats donnés par la Commission électorale indépendante (CEI) donnant le candidat du RHDP vainqueur à 94,27%.
La décision vient d’être rendue par le Conseil constitutionnel, la haute institution qualifiée pour rendre les décisions sur les élections en Côte d’Ivoire mais cette décision a été rendue au mépris du code électoral nouveau.
En effet, il dispose en son article 64 que « dans le cas où le Conseil constitutionnel constate des irrégularités graves de nature à entacher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d'ensemble, il prononce l'annulation de l'élection. La date du nouveau scrutin est fixée par décret en Conseil des ministres sur proposition de la Commission chargée des élections. Le scrutin a lieu au plus tard quarante cinq jours à compter de la date de la décision du Conseil constitutionnel ».
Alors que les observateurs sérieux ont qualifié ce scrutin de ni crédible ni compétitif en raison des nombreux empêchements et la violence qui l’a émaillé.
C’est lors d’un point de Presse que la Cour vient de proclamer les résultats du scrutin présidentiel dernier. Force est de constater que cette institution n’a fait que confirmer les résultats annoncés par la Commission Electorale Indépendante (CEI) au le 3 novembre 2020.
A en croire les chiffres annoncés par le Conseil constitutionnel, ce lundi 9 novembre 2020, Alassane Ouattara est réélu dès le premier tour de la présidentielle avec la majorité absolue. Il est en tête avec 94,27% des voix suivi du candidat indépendant, Kouadio Konan Bertin (1,99%), Henri Konan Bédié (1,66%) et Pascal Affi N’guessan (0,99%).
Evoquant un taux de participation de 53,90%, la Cour constitutionnelle indique qu’aucun des candidats n’a formulé de recours en vue de contestation aux résultats annoncés par la CEI. Elle a d’ailleurs noté des actes de violences dans plusieurs villes entrainant des morts d’hommes et empêchant certains électeurs d’exercer leur droit civique.
Juste après le scrutin présidentiel en Côte d’Ivoire, l’opposition a mis en place un Conseil National de Transition (CNT) dirigé par l’ancien président de la République, Henri Konan Bédié. Lequel conseil dénoncé par le pouvoir en place d’où des arrestations arbitraires voire des assignations de résidence des opposants sont nées.





