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Le doyen d’âge des cadres du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp de la région du Gôh est confronté à une fronde interne. Joachin Djédjé Bagnon vient d’être dépouillé de son pouvoir de premier responsable de la coordination régionale du Rhdp du Gôh.

En effet, ce cadre qui a fait ses classes au Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) et a même fait son premier mandat à la tête du Conseil régional sous cette bannière avant de rejoindre le Rhdp pour sa deuxième mandature, après avoir essuyé le refus de parrainage de sa candidature par le parti, est en grande difficulté sous ses nouvelles couleurs.

Ses déboires qui avaient commencé depuis longtemps, ont connu un coup d’accélérateur ces derniers temps à cause de sa gestion de la campagne du président Alassane Ouattara dans la région du Gôh fortement décriée. Elle est qualifiée d’autocratique et opaque par ses pairs coordinateurs régionaux au nombre de huit dont 3 régionaux et 5 associés.

En attendant les résultats de l’audit commandé par le président du parti présidentiel, Alassane Ouattara, conséquence du faible taux de participation (-8%), les coordonnateurs ont décidé de prendre leur responsabilité en le déposant de son pouvoir de porte-parole, qu’ils affirment lui avoir attribué pour une meilleure organisation de leur réunion et pour faire de lui l’interface entre la direction du parti et eux en raison de sa position de doyen d’âge.

C’est acté, son autorité aux commandes de la coordination du Gôh n’est plus d’actualité. En atteste la pétition déposée à la direction du parti qui lui retire cette qualité pour la confier désormais au ministre Alcide Djédjé. Les coordonnateurs régionaux ont indiqué que la direction du parti a donné sa caution à la mise en place d’organe avec les législatives en vue.

« Nous avons mis en place selon les instructions du parti, un comité électoral dirigé par Abel Djohoré qui va se charger de recueillir les intentions de candidatures aux législatives en vue de traitement par la direction du parti »,  ont-ils informé.  Ils ont rappelé qu’à maintes fois, ils ont reproché au président Bagnon sa tendance à tout ramener à sa personne et à faire fi des délibérations consensuelles de la coordination mais qu’il a continué à ne faire qu’à sa tête.  

« Le président Bagnon a fait des choses. 800 millions de matériels d’abord ensuite 200 millions qu’il a gardés par dévers lui. Nous constatons qu’il n’est venu avec personne du Pdci. Donc des comités fictifs ont été créés », a fustigé la table de séance occupée pour la circonstance par quatre coordonnateurs signataires de la pétition. Aussi, concluent-ils que le doyen Joachin Djédjé Bagnon est tout simplement passé à côté de sa feuille de route.

« Nous faisions des remarques au président Bagnon. Remarques dont il n’a jamais tenu compte. Et analyse faite, ce sont donc ses agissements qui sont à la base de beaucoup de manquements. Donc les coordinateurs que nous sommes, avons décidé de faire changer les choses. On a décidé de changer d’interface », ont soutenu les coordinateurs présents à cette réunion où le mis en cause était le grand absent.

Les coordonnateurs soupçonnent le président Djédjé Bagnon, sans preuve apparente, d’avoir tenté vainement de faire avortée ce conclave, en commettant  une demi-dizaine de jeunes pour perpétrer des incidents pendant sa tenue.

« Ils ont tenté de perturber le cours normal de cette réunion mais sans succès. Rien ne peut contre la volonté de la majorité. Elle s’est belle et bien tenue », ont-ils martelé, visiblement très satisfaits de leur coup.

Sont concernés par cette pétition : le ministre Alcide Djédjé, Le ministre Louis André Tabley, la Secrétaire d’Etat Belmonde Dogo, l’Ambassadeur Eugène Alou, les députés Abel Djohoré, Touré Aya Virginie et Sériba Coulibaly et Alfred Nongo.

A.K.