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Avant le retour définitif de l’ancien président Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire, après son acquittement par la Cour pénale internationale (CPI), le 31 mars 2021, ses lieutenants le devancent peu à peu à Abidjan.

Ainsi après le retour de ceux exilés au Ghana, c’est au tour du président de l’Union des nouvelles générations (UNG) de rentrer au bercail après 10 ans d’exil en France suite à la crise postélectorale de 2010-2011. Stéphane Kipré a foulé le sol ivoirien, ce vendredi 28 mai 2021 aux environs de 15 heures 30.

En provenance d'Accra, au Ghana où il a pris son vol pour Abidjan, le gendre de Laurent Gbagbo qui s'est exilé, le 12 avril 2011 en raison du contexte sociopolitique de la Côte d'Ivoire, est arrivé ce jour à l'aéroport international Félix Houphouët-Boigny.

Sur place, l'homme était attendu par plusieurs de ses partisans. De l'aéroport, la délégation du président de l'UNG s'est rendue à Cocody où a été organisée une cérémonie d'accueil à son honneur.

Au nom de la jeunesse de l'Ung, Alain Durand Zagol a affirmé que la jeunesse se tient à la disposition de son président pour mener le combat.

« Nous avons connu des pires humiliations parce que nous étions disloqués, mais nous sommes restés déterminés. La jeunesse du Parti me charge de te dit qu'elle est à ton entière disposition pour mener le combat », a déclaré Alain Durand Zagol, président de la jeunesse de l'Ung.

Attendu dans son Pays par ses militants, Stéphane Kipré affirme qu'il rentre en Côte d'Ivoire avec un sentiment de joie surtout dans un nouvel esprit.

Le gendre de Gbagbo reconnaît qu'en son absence, la Côte d'Ivoire a évolué à plusieurs niveaux.

Il a formulé le vœu de voir une opposition responsable qui critique quand il faut critiquer mais qui sait reconnaître également les efforts du gouvernement quand il le faut.

L'originaire de Daloa a affirmé revenir au bercail pour prendre toute sa part au sein de l'opposition ivoirienne qu'il veut responsable.

« Dans cette belle Côte d'Ivoire que le pouvoir est en train de construire, il y a encore des jeunes qui n'ont pas de travail. On ne développe pas un pays seul. On ne s'oppose pas pour détruire mais pour construire. Nous ne pouvons pas bâtir une nation sur la haine et la force. Il faut reconnaître que chacun a eu sa part et passer à autre chose. Je ne suis pas dans l'opposition destructive mais plutôt constructive », a fait savoir Stéphane Kipré.

Enfin, celui qui fut un temps flanqué d'un mandat d'arrêt international et que certains soupçonnent d'avoir mis la main sur l'argent du Président Gbagbo, a laissé entendre qu'il n'avait plus sa place en exil du moment où son beau-père a été définitivement acquitté.

« Je rentre maintenant parce que les autorités de notre pays ont décidé d'engager la réconciliation. Le président Laurent Gbagbo acquitté, je n'avais plus rien à faire en exil. Gbagbo ne vient pas avec un esprit revanchard mais pour la réconciliation », a-t-il confié.

A.K.